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Société

Les organisations féminines exhortent le President Tshisekedi  à concrétiser le quota de 30% réservé aux femmes au sein du prochain gouvernement

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Les femmes leaders  issues de  differentes organisations feminines de la RDC ont organisé jeudi à Kinshasa grace à l’ appui de ONU- FEMMES, une conférence pour exhorter le President Felix TShisekedi et son Premier ministre Sama Lukonde à concretiser le quota de 30% reservé au sein du prochain gouvernement.

Tenant compte de la discrimination des femmes par les partis politiques qui ne les ont pas proposés sur les listes du gouvernement de l’Union Sacrée, la chargée du Plaidoyer, suivi et évaluation du mouvement « Rien sans les femmes », Annie Bambe, a appelé à rester ferme sur sa décision de faire respecter l’article 14 de la constitution.

« Les femmes qui déplorent cette attitude égoiste des chefs de regroupement politiques , soutiennent la position du Chef de l’État, celle de ne pas signer l’ordonnance portant nominations des membres du gouvernement, ne tenant pas compte d’une forte représentation des femmes », a t-elle déclaré.

Mme Bambe a, en outre, demandé au Premier ministre de rester vigilant avant d’inviter les responsables des regroupements et partis politiques à s’approprier les textes juridiques prônant les droits des femmes et à ces dernières de rester mobiliser pour cette cause.

La Présidente nationale du Réseau National des Associations des Femmes Rurales de la RDC (RENOFER), Isabelle Monga, a pour sa part rappelé les promesses faites par le président et son épouse quant à la promotion et la valorisation des femmes .

La femme rurale, explique-t-ell, a aussi un rôle à jouer dans l’émergence de la République Démocratique du Congo.

Pour Innocente Tshilanda du « Caucus Jeunes Femmes Leaders » : « La femme est majoritaire en terme de nombre dans notre pays. Elle mérite même plus que le quota de 30%, logiquement ça devrait être du 50 50 ».

La Présidente du Cartel des femmes politiques leaders actives, Marie-Josée Musanya, a reconnu la bonne volonté du Président Tshisekedi, mais elle s’insurge contre la mauvaise foi des partis politiques, alors que les ligues des femmes de leurs partis regorgent des femmes compétentes et capables de diriger la RDC.
Les femmes, a-t-elle indiqué, detiennent la base des données des femmes compétentes et sont prêtes à la mettre à la disposition du Premier ministre.

La Coordonnatrice de la Dynamique Nationale des Femmes Candidates (DYNAFEC), Carine Kanku, a quant à elle, exhorté les decideurs qui connaissent les cadres légaux liés à la promotion des femmes à les respecter pour qu’ils soient conformes à la réalité sur terrain.

Elle a egalement saisi l’occasion pour rappeler qu’aucune femme n’ est élue gouverneur à ce jour, sauf une intérimaire à la Mongala, 7% de femmes présidentes des partis politiques, 17% de secrétaires  généraux dans l’administration publique, 7 sur 52 Administratrices délégués générales , 3 femmes sur 52 PCA , 3 femmes généraux dans l’armée, et 3 femmes généraux dans la police.

Enfin, la présidente de femmes de l’Union Sacrée, Josée Rachidi, a decouragé pour sa part « les égoïstes » qui se sont introduits dans l’Union Sacrée à rebrousser chemin car leur place ne s’y trouve pas.

Rappelons que le Président de la République avait échangé,  lundi 08 mars dernier, à la Cité de l’Union Africaine, avec une délégation du groupe des Femmes d’exception,
sur l’évolution des droits de la femme en République Démocratique du Congo et qu’ au cours de cet échange, le chef de l’Etat avait promis d’améliorer la présence des femmes à 30% dans le prochain gouvernement.

ACP/Indombe

Santé

Ebola à Butembo : des psychologues renforcent leurs capacités pour la prise en charge psychosociale des communautés

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Les psychologues cliniciens de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, ont participé ce samedi 13 juin 2026 à une formation axée sur la prise en charge psychosociale en période d’épidémie d’Ebola. Organisée par l’antenne locale de l’Union nationale des psychologues cliniciens (UNPC), cette session s’est tenue dans l’une des salles de l’Université de l’Assomption au Congo (UAC).

Selon la présidente de l’UNPC/Butembo, Mme Kavira Vinywasiki Florentine, cette initiative vise à renforcer les compétences des professionnels de la santé mentale face aux défis psychologiques engendrés par la résurgence de la maladie. Elle a indiqué que les psychologues sont appelés à intervenir auprès des malades, des cas suspects, des familles ainsi que des communautés affectées.

« Nous nous sommes rassemblés pour essayer de renforcer nos capacités par rapport à l’intervention psychologique en cas de crise ou d’urgence, surtout dans la situation actuelle de la résurgence de la maladie à virus Ebola dans nos zones de santé de Butembo », a déclaré Mme Kavira Vinywasiki Florentine. Elle a ajouté que les psychologues doivent travailler sur les émotions négatives, notamment la peur et l’anxiété provoquées par l’annonce de nouveaux cas.

La responsable de l’UNPC a également insisté sur la nécessité de lutter contre le déni observé dans certaines communautés. « Leur conscient ne veut pas accepter la réalité. C’est au psychologue clinicien d’y travailler et de voir comment communiquer avec la communauté à travers des méthodes humaines et compréhensives afin de réduire les résistances », a-t-elle expliqué.

Les participants ont salué l’importance de cette formation. Psychologue clinicien à Butembo, Kakule Mahamba Job a affirmé avoir acquis de nouvelles connaissances sur l’accompagnement psychologique des personnes touchées par l’épidémie. « Nous venons d’apprendre comment prendre en charge les patients pendant cette période d’Ebola. Nous avons aussi retenu différentes méthodes pour briser la résistance communautaire », a-t-il témoigné, tout en félicitant les organisateurs.

Cette formation intervient alors que l’épidémie continue de progresser dans le Nord-Kivu. Deux nouvelles zones de santé, Vuhovi dans le territoire de Beni et Masereka dans le territoire de Lubero, sont désormais touchées. La province compte actuellement 40 cas confirmés. La ville de Butembo continue également de notifier des cas positifs, notamment dans les zones de santé de Katwa, qui enregistre 17 cas et demeure l’épicentre de l’épidémie, ainsi que Butembo avec 7 cas confirmés.

Dalmond Ndungo

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