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Société

Les conflits armés, une des sources des vulnérabilités en RD Congo

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Depuis de nombreuses années la RDC est secouée par des conflits. L’instabilité économique et politique a des conséquences graves sur les populations appauvries et déplacées.

Dans ce contexte, l’état est impuissant ou insuffisant pour répondre à l’ampleur des besoins, certaines ONG développent des actions adaptées, mais ne peuvent pas   répondre entièrement aux nécessités.

Son Excellence Didier MUMENGI échange avec le Président du CEPEF,

Zagor MUKOKO –SANDA

Les solidarités traditionnelles ne jouent plus suffisamment  leur rôle et des milliers de personnes deviennent vulnérables et en grande difficulté sur les plans social, psychologique, sanitaire et économique.

Les populations fuient les régions en conflit pour se rendre à Kinshasa ou dans les grandes villes plus « protégées », d’autres atteignent aussi Kinshasa ou d’autres agglomérations dans l’espoir de trouver du travail ou de meilleures conditions de vie. Nous  observons aussi  que les modes d’interventions sociales auprès des groupes vulnérables ne sont plus adaptées aux problèmes rencontrés.

De plus il existe peu d’informations fiables, peu de données qualitatives et d’études  quantitatives qui décrivent l’ampleur réelle des problèmes et des risques.

Pour les déplacés internes, il est à noter une insuffisance des dispositifs.

En effet, les guerres récurrentes en RDC ont accentué la catégorie des personnes déplacés qui sont à la quête de sécurité. Bien qu’il y ait une nette collaboration entre les services du Ministère des Affaires sociales, les Agences humanitaires et les organisations locales en matière d’assistance aux réfugiés, aux victimes de la guerre, auxdéplacés et autres groupes vulnérables, laplupart d’intervention sont ponctuelles

C’est ainsi que le Cercle d’étude pour la protection de l’enfant et la famille, CEPEF en sigle se penche sur ce phénomène social pour susciter une réponse appropriée interministérielle vue la quintessence du problème.

L’Abbé José MPUNDU, Aumônier  diocésain des Intellectuels catholiques de Kinshasa   et le Colonel Mimie BIKELA en compagnie de l’équipe du CEPEF

Les effets néfastes des conflits armés sont très catastrophiques .Les experts chercheurs du CEPEF ont remarqué ces guerres ont engendré des risques de plusieurs ordres :

1. Au point de vue économique : les victimes perdent leur emploi ou ne font plus leurs activités génératrices de revenus
2. Au point de vue socio culturel : l’insécurité et le déplacement forcé qui provoque la séparation familiale, perte de logement, isolement ou abandon, viols et autres abus,laperte précoce d’un parent entraine parfois la stigmatisation
3. Au point de vue santé : la malnutrition, les maladies, toxicomanie, décès précoce surtout des nouveaux nés.

La guerre engendre aussi l’insécurité non seulement l’insécurité physique mais aussi l’insécurité juridique et sociale. Les déplacements massifs et brusques de la population entrainent des conséquences d’ordre démographique caractérisé par le surpeuplement des agglomérations sécurisées, social, sanitaire, psychologique et économique.

Notez que même le cycle de vie est aussi perturbé par les grossesses non désirées, précoces ou tardives et invalidité. Souvent les déplacés internes évoluent dans un environnement malsain caractérisé par l’insalubrité, manque d’eau potable….

De ce fait, l’assistant social parmi les acteurs sociaux, un praticien le mieux adapté puisque son champs d’action va  du nourrisson au vieillard, et son champ d’intervention est multiple. Il développe une approche spécifique de l’intervention sociale selon les besoins et les personnes concernées en vue de participer à un changement de leur situation

De ce fait ,dans ces approches, l’assistant social doit développer des outils pertinents

Ainsi l’acteur  social doit développer des outils pertinents et en dynamique afin de s’adapter à l’évolution des problématiques.

Osée MUKOKO ZANGA

Cellule de communication /CEPEF

Société

Retour à la mère nourricière : 30 ans après, les anciens du Collège Elikia posent un geste de cœur

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L’attachement à leur alma mater demeure intact. Trente ans après l’obtention de leur diplôme d’État, les anciens élèves du Collège Elikia ont posé, vendredi 17 avril 2026, un geste fort de générosité en faveur de leur ancien établissement. À travers une série de dons matériels et de travaux de réhabilitation, ces vétérans ont tenu à exprimer leur gratitude envers l’école qui a contribué à leur formation.

Face à l’état de dégradation progressive de l’établissement, marqué notamment par la vétusté de certaines infrastructures, les anciens ont décidé d’agir. Faute de moyens financiers suffisants pour une réhabilitation complète, la priorité a été accordée à la peinture des salles de classes des finalistes, afin d’offrir aux élèves un cadre d’apprentissage plus décent et motivant.

Au-delà des infrastructures, ces anciens élèves ont également pensé au développement physique et culturel des apprenants. Des ballons de football ont été remis à l’école, tandis que des ballons de basketball devraient suivre dans les prochains jours. Ils ont également entrepris des démarches pour la réfection du terrain de basket, dans le souci de redynamiser la pratique sportive au sein de l’établissement.

Fidèles à l’adage Mens sana in corpore sano un esprit sain dans un corps sain les anciens ont aussi mis l’accent sur l’éveil intellectuel des élèves. À cet effet, des jeux de Scrabble ont été offerts afin de promouvoir la culture générale, la maîtrise de la langue et l’esprit de réflexion. Leur ambition est également de voir renaître des activités académiques telles que les “Génies en herbe”, qui ont autrefois révélé plusieurs figures de la presse et de la vie politique congolaise.

Malgré des moyens limités, l’impact de cette action reste considérable. Ce geste de cœur témoigne de l’amour profond que ces anciens continuent de porter à leur “mère nourricière” et de leur volonté de contribuer à l’avenir des générations futures du Collège Elikia.

Adonikam Mukendi, stagiaire UCC

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