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Politique

«Les Banyamulenge n’ont pas besoin de la protection du Rwanda» Alexis Gisaro

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Lors d’un briefing presse tenu le mardi 11 mars à Kinshasa, le ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR), Alexis Gisaro, a fermement rejeté le discours du Rwanda selon lequel la communauté banyamulenge aurait besoin de sa protection. Il a dénoncé une manipulation visant à justifier l’ingérence rwandaise en République démocratique du Congo (RDC).

Alexis Gisaro a souligné que le conflit qui ravage l’Est de la RDC est avant tout économique et non ethnique. Selon lui, le Rwanda instrumentalise la situation des Banyamulenge pour servir ses propres intérêts.

« Nous, Tutsis congolais, n’avons jamais demandé une quelconque protection du Rwanda. Ce discours cache d’autres objectifs. Nous refusons d’être utilisés comme prétexte pour des agendas étrangers. »

Le ministre a rappelé que les Banyamulenge sont bien intégrés en RDC et occupent des postes clés dans les institutions politiques, l’armée et les entreprises.

Soucieux de préserver l’harmonie entre les communautés, Alexis Gisaro a insisté sur l’importance de la cohabitation pacifique et du respect mutuel entre Congolais. Il a appelé les autorités nationales à gérer les tensions internes sans ingérence étrangère.

« Certes, des conflits existent entre communautés, mais c’est à nous, Congolais, de les résoudre. Aucun pays voisin n’a le droit de s’immiscer dans nos affaires. »

Le ministre a également mis en garde contre la manipulation qui pousse à la division et encourage la haine. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à protéger tous les citoyens et à défendre l’intégrité du territoire congolais.

De son côté, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue face aux tentatives de déstabilisation du pays. Il a assuré que le gouvernement reste mobilisé pour garantir la paix et la sécurité des Congolais.

 

Dorcas Ntumba/ Congoprofond.net

Politique

RDC : pour un cycle électoral permanent, Andy Bemba appelle à une refondation profonde du système politique national

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Dans une déclaration faite ce lundi 4 mai 2026, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée (NP), a dressé un constat sévère de la vie politique congolaise. Selon lui, depuis 2006, le pays semble enfermé dans un cycle électoral répétitif qui freine son développement et met en lumière les limites du système en place.

« Depuis 2006, notre pays semble vivre dans un cycle électoral permanent », a-t-il affirmé, soulignant que tous les deux à trois ans, les mêmes dynamiques refont surface.

Alliances fragiles, oppositions de circonstance, tensions politiques croissantes, pressions avant les scrutins et contestations après les résultats deviennent, selon lui, une routine inquiétante. « Parfois même des rébellions », a-t-il ajouté, pointant les dérives les plus graves de cette instabilité chronique.

Pour Andy Bemba, cette répétition n’est pas anodine. Elle constitue plutôt un signal d’alarme. « Cette répétition ne révèle-t-elle pas les limites de notre système politique ? N’est-ce pas le signe d’un système politique défaillant ? », s’est-il interrogé, invitant à une réflexion collective profonde.

Le leader politique estime que le pays ne peut plus se permettre de consacrer autant de temps et d’énergie à des débats interminables autour des élections et de la constitution. « Nous ne pouvons pas continuer à perdre des années dans des débats sans fin », a-t-il martelé, appelant à un changement de cap immédiat.

Dans sa vision, la solution passe par une refondation ambitieuse du modèle politique congolais. Il plaide pour « de nouveaux textes », des « réformes courageuses », mais aussi pour « une administration forte et dépolitisée ». Il insiste également sur l’importance d’« une justice véritablement équitable » et du respect strict des lois par tous les acteurs, sans exception.

Pour Andy Bemba, l’avenir du pays dépendra de la capacité des congolais à dépasser les clivages actuels et à s’engager dans une dynamique de progrès réel. « Il est temps de repenser notre modèle politique et d’avancer avec ceux qui veulent réellement faire progresser le pays », a-t-il conclu. Dans un contexte politique souvent marqué par les tensions et les incertitudes, cet appel à la réforme sonne comme une invitation à rompre avec les pratiques du passé pour bâtir un avenir plus stable et plus juste.

Si les mots trouvent écho dans les actes, alors ce cycle répétitif pourrait enfin céder la place à une véritable renaissance politique. en République démocratique du congo, où les controverses ne cessent de susciter des déplaire à la souveraineté nationale.

Blaise Abita Etambe

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