Actualité
Leopards : L’État congolais accumulé 6 mois de retard de paiement du salaire de Sébastien Désabre
Cette situation de non-paiement des salaires dure depuis maintenant 6 mois, Selon le team manager Dodo Landu, le technicien français Sébastien Désabre n’a pas perçu un seul centime de sa rémunération sur cette période. Une situation préoccupante et qui met Désabre dans une position extrêmement délicate.
En effet, les règles de la FIFA stipulent clairement que le contrat d’un sélectionneur peut être rompu de manière unilatérale s’il n’est pas payé durant deux mois consécutifs. Désabre aurait donc pu se prévaloir de cette clause et partir libre, forçant ainsi la Fédération Congolaise de Football à lui verser l’intégralité du salaire restant sur son contrat. Une option qu’il n’a heureusement pas choisi pour le moment.
Malgré cette situation financière critique, Sébastien Désabre continue de travailler avec les joueurs et le staff pour préparer au mieux les prochaines échéances majeures, comme les qualifications pour la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Mais l’État congolais via la Fédération doit maintenant agir rapidement pour régulariser la situation et éviter un départ du sélectionneur qui plongerait l’équipe nationale dans le chaos à quelques mois d’événements cruciaux.
Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
