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Education

L’enseignement du français en Ouganda fait peau neuve

Du 27 juin au 1er juillet, Makerere University Business School (MUBS) accueille un atelier novateur dédié à l’enseignement du français en Ouganda. Intitulé « Competence Based Teaching, Learning and Assessment, New Lower Secondary Curriculum – French Language », ces assises marquent une étape importante dans l’évolution de l’apprentissage de la langue de Molière dans ce pays de l’Afrique de l’Est.

L’initiative portée par l’Association des Professeurs de Français en Ouganda (APFO), bénéficie du soutien précieux de l’Alliance Française de Kampala (AFK) et de l’ambassade de France. Ce partenariat témoigne de l’engagement conjoint des acteurs locaux et internationaux pour promouvoir l’enseignement du français en Ouganda.

Dans leurs exposés, le Docteur Milburg, doyenne de faculté à MUBS, et Agathe Tumwine, présidente de l’APFO, ont chaleureusement remercié leurs partenaires, en particulier l’ambassade de France et l’Alliance Française de Kampala, pour leur soutien indéfectible.

Prenant la parole à son tour, Éric Touzé, directeur de l’AFK, a réaffirmé l’engagement de son institution envers ce projet ambitieux. Il a exprimé son espoir de voir « d’excellents professeurs de français à l’horizon 2026, capables d’adapter les fiches pédagogiques au nouveau curriculum« . Il a également souligné que ce projet ouvrirait des opportunités de certification DELF pour les enseignants de français.

Maria Agaba, Secrétaire Générale de Uganda Business and Technical Board (UBTEB), a quant à elle, mis en lumière l’importance de cette initiative : « Nous apprécions le travail de l’APFO, d’autant plus que le français est l’une des matières principales dans notre système éducatif. »

Représentant le National Curriculum Development Center (NCDC), Monsieur Adramunguni Henry a assuré l’assistance de l’accompagnement technique de son institution. Il a déclaré que « le NCDC s’engage pleinement à soutenir cette transition vers un enseignement basé sur les compétences, essentiel pour l’avenir de l’éducation en Ouganda. »

Pour sa part, Monsieur Mugisha de l’Uganda National Examination Board (UNEB) a adressé une recommandation forte aux professeurs de français : « Nous sommes ici à cause de la langue française. Je vous prie, chers professeurs, de vendre l’image de la langue française. » Cette exhortation prend tout son sens dans un contexte où, récemment, des discussions au sein du ministère de l’Éducation envisageaient la suppression du français comme matière dans le système éducatif ougandais, en raison notamment d’un faible engouement des apprenants.

L’atelier vise à introduire de nouvelles méthodes d’enseignement basées sur les compétences, adaptées au programme du premier cycle du secondaire. Cette approche novatrice promet de dynamiser l’apprentissage du français, en le rendant plus pratique et en phase avec les besoins des élèves ougandais.

Cet atelier devrait permettre aux enseignants de français de perfectionner leurs techniques pédagogiques et d’évaluation, contribuant ainsi à améliorer la qualité de l’enseignement du français dans les établissements scolaires du pays. Elle souligne l’importance croissante accordée à l’apprentissage des langues étrangères en Ouganda, et en particulier du français, dans un contexte de mondialisation et de renforcement des liens avec la francophonie.

Claudine N. I./CONGOPROFOND.NET