À la Une
L’élite du stand-up francophone à l’affiche : Fary, Sarah Lélé, Nordin Canso, Jason Brokerss et Ken Guelors en spectacle à Kinshasa les 7 et 8 février
La capitale congolaise s’apprête à vibrer au rythme du rire intelligent, élégant et percutant. Le stand-up francophone de haut niveau pose ses valises à Kinshasa avec Fary, humoriste franco-capverdien de renommée internationale, attendu pour deux grandes dates exceptionnelles, les samedi 7 et dimanche 8 février 2026.
Il s’agit de la seconde venue de Fary à Kinshasa, après un premier passage remarqué il y a environ trois ans, preuve de l’attachement croissant entre l’artiste et le public congolais. Cette fois, l’enjeu est plus grand, l’affiche plus prestigieuse et la promesse, plus ambitieuse : faire de Kinshasa une escale majeure du stand-up francophone international.

Fary, l’élégance du verbe et la précision du rire
Révélé au grand public par « On n’demande qu’à en rire », Fary Lopes s’est imposé comme l’un des humoristes les plus fins de sa génération. Premier humoriste français à proposer un spectacle de stand-up sur Netflix, il cultive un humour subtil, parfois politique, souvent introspectif, toujours maîtrisé.
À Kinshasa, il a promis, ce vendredi 6 février au cours de son passage à la radio Buzz FM, une performance taillée sur mesure pour un public exigeant, curieux et profondément connecté aux réalités contemporaines.
Une génération de talents sur une même scène

Pour ce rendez-vous d’exception, Fary arrive accompagné d’une brochette d’humoristes de haute facture, véritables références de la scène francophone actuelle :
– Jason Brokerss, humoriste et metteur en scène, connu pour son humour incisif et son regard sans concession sur la société ;
– Nordine Ganso, au style frontal et audacieux, capable de faire rire là où on ne l’attend pas ;
– Sarah Lélé, énergie brute et présence scénique affirmée, l’une des voix féminines les plus remarquées du stand-up francophone ;
– Ken Guelord, figure montante au verbe affûté, mêlant autodérision, observation sociale et finesse d’écriture.
Ensemble, ils promettent un spectacle pluriel, où les styles se croisent et se complètent, dans un dialogue permanent avec le public.
Deux dates, deux lieux emblématiques

📅 Samedi 7 février 2026 – 18h00
📍 SHOWBUZZ Kinshasa
🎫 Accès VIP uniquement sur réservation
📅 Dimanche 8 février 2026 – 16h30
📍 Centre Culturel et Artistique des Pays d’Afrique Centrale
🎟️ Tarifs :
• Simple : 20 $
• VIP : 50 $
• VVIP : 100 $
📞 Infos & réservations : 083 201 4295
Kinshasa, nouvelle capitale du stand-up francophone
Avec cet événement, SHOWBUZZ, à travers son initiateur Déo Kasongo, confirme son ambition de devenir un haut lieu des spectacles premium à Kinshasa, accueillant des artistes de dimension internationale et offrant au public congolais des expériences culturelles de standing.
Plus qu’un simple spectacle, ce week-end d’humour s’annonce comme un moment de communion, où le rire devient un langage universel, un pont entre les cultures et les générations.
Préparez-vous à deux soirées de rires, d’élégance et de pur stand-up !
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Tribunal pénal économique et financier : Pour Me Carlos Ngwapitshi, la restitution des fonds détournés doit devenir la priorité
Depuis plusieurs décennies, la République démocratique du Congo est confrontée à une criminalité économique persistante. Détournements massifs de fonds publics, corruption systémique et blanchiment d’argent fragilisent les institutions et nourrissent un profond sentiment d’impunité dans l’opinion.
Pourtant, le droit congolais prévoit des sanctions sévères pour ces infractions : jusqu’à 20 ans de travaux forcés, la confiscation spéciale des biens et la restitution des fonds détournés.

Des sanctions théoriques, une restitution quasi inexistante
Dans une analyse récente, l’avocat Carlos Ngwapitshi Ngamashi met en lumière les limites de ce dispositif répressif.
Selon lui, les procès aboutissent souvent à des condamnations spectaculaires, mais rarement à une réparation effective du préjudice subi par l’État. « Le condamné purge sa peine, mais à sa sortie, les millions dissipés ne sont pas restitués », déplore-t-il, pointant ainsi un système judiciaire qui punit sans véritablement récupérer les ressources publiques perdues.
Les failles du système judiciaire actuel
Plusieurs facteurs expliquent cette inefficacité. D’abord, l’absence de mécanismes juridiques contraignants pour forcer la restitution des fonds détournés. Ensuite, la confiscation des biens reste généralement limitée à ceux officiellement enregistrés au nom du condamné, alors que les capitaux illicites sont souvent dissimulés à travers des prête-noms. Enfin, la corruption judiciaire peut conduire à une réduction significative des peines en appel, affaiblissant davantage l’effet dissuasif des sanctions.
La création d’un tribunal spécialisé

Face à ces limites, le président Félix Tshisekedi a récemment promulgué une loi instituant le Tribunal pénal économique et financier, accompagné d’un parquet général spécialisé.
Cette réforme dote le pays d’un instrument judiciaire dédié à la lutte contre la criminalité économique et financière, avec l’ambition de renforcer l’efficacité des poursuites contre les crimes en col blanc.
Les conditions d’une justice crédible
Cette innovation institutionnelle est saluée comme une avancée importante dans la lutte contre la prédation financière.
Toutefois, son efficacité dépendra de plusieurs conditions essentielles : garantir l’intégrité et l’expertise des magistrats appelés à siéger au sein de cette juridiction, assurer une rémunération conséquente accompagnée de primes éventuellement indexées sur les fonds récupérés, et offrir une protection sécuritaire renforcée aux responsables chargés de ces dossiers sensibles.
Un tournant décisif pour la justice congolaise

Pour Carlos Ngwapitshi, la création de ce tribunal doit s’inscrire dans une réforme plus ambitieuse. Il plaide notamment pour l’introduction de mécanismes tels que la médiation pénale, la confiscation générale des biens acquis illicitement, l’imprescriptibilité des crimes économiques ou encore la prison à perpétuité pour les cas les plus graves.
Le message serait alors clair pour les auteurs de détournements : restituer les fonds publics ou s’exposer à la perte totale des biens et à des sanctions irréversibles.
Dans un pays où la corruption a longtemps sapé la confiance citoyenne, la réussite de cette juridiction spécialisée pourrait marquer un tournant historique dans la restauration de l’autorité de l’État.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
