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Leadership et participation des femmes à la vie politique ( Enquête-minute réalisée dans le cadre de l’atelier de formation des journalistes sur les droits de l’homme et les élections)

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A Kinshasa, la capitale, tout comme dans l’ensemble du pays, les partis politiques ( Opposition et Majorité au pouvoir) sont aujourd’hui inondés de la présence féminine. Alors qu’une poignée se retrouve parmi les dirigeants des formations politiques, la grande majorité joue, cependant, des rôles secondaires dans la vie de ces partis ( animations, protocole, etc.). Votre rédaction a réalisé une enquête afin de cerner les contours des rôles que jouent ces femmes dans la vie de leurs partis politiques.

En effet, le leadership des femmes et leur participation à la vie politique sont partout faibles. Les femmes sont sous-représentées aussi bien comme électrices que dans les fonctions dirigeantes, au sein desdits partis. Et ceci malgré leurs compétences maintes fois démontrées, en tant que leaders et agents du changement, et en dépit de leur droit de participer en toute égalité à la gouvernance démocratique.

A l’issue de notre micro-balladeur, nous sommes arrivés à la conclusion selon laquelle les femmes sont confrontées à plusieurs obstacles sur la voie de la participation à la vie politique. D’une part, des entraves structurelles causées par des lois et des institutions discriminatoires qui réduisent encore aujourd’hui leurs possibilités de voter ou de se porter candidates à un mandat politique.

D’autre part, faute de moyens, les femmes ont moins de chances que les hommes de suivre une formation, de nouer les contacts et de bénéficier des ressources nécessaires pour devenir des dirigeantes performantes.

A cela s’ajoute, la malhonnêteté, voire la mysoginie des responsables politiques qui veulent voir beaucoup plus des membres dans leurs partis sans se préoccuper de leur épanouissement. Ils les confinent uniquement dans le rôle décoratif et de remplissage de la salle.

Selon le député national et président de l’UDA/or, Claudel André Lubaya, peu de femmes accepte des postes de responsabilités. ‘’ Ma vision et celle du parti est d’être majoritaire dans les institutions du pays. Et comme dans UDA/or nous prônons l’égalité de sexes, c’est ainsi que nous travaillons de sorte à avoir des femmes dans notre parti’’, a-t-il regretté avant de conclure que les femmes ne sont pas vraiment intéressées à la politique active.

Point de vue épousé par Félix Momat de l’ECT. Ce dernier ajoute même qu’il n’y a aucune forme de discrimination des femmes au sein de son parti ou de son regroupement politique.

Dans la rue, les points de vue des gens révèlent plutôt des voix discordantes.

Au grand marché de Kinshasa, par exemple, nos interlocutrices sont dans la défensive. ‘’ Pour moi, je ne peux pas accepter que ma fille fasse de la politique. Il n’y a que des fétiches et pour finir elle va mourir tôt’’, a dévoilé maman Falonne 56 ans.

Jeune fille de 23 ans et diplômée d’université, Irène nourrie des ambitions politiques, mais a peur de s’engager à cause des clichés de la société sur la femme politique. « Les gens croient que seules des filles ou des femmes qui sont légères peuvent faire de la politique. Les femmes politiques se prostituent avec des hauts responsables de l’Etat et ont difficile à avoir le mariage. Je peux faire autre chose mais pas la politique’’, a-t-elle avoué.

Du côté de la société civile et des ONG qui ont pour objectif la promotion de la femme, les efforts sont en train d’être consentis pour sensibiliser les femmes de toute catégorie à relever leurs têtes et s’engager politiquement pour le bien-être du pays. Le chemin est encore long…

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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