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Leadership des femmes au sein des médias : Colette Tshomba et Christiane Munoki partagent l’expérience congolaise à Benguerir
Alors qu’elle souffle également sur ses 70 bougies, l’Union de la Presse Francophone (UPF) vient de réunir les professionnels des médias et acteurs socio-politiques venus des quatre coins du monde afin de réfléchir, débattre et échanger autour des grandes questions relatives au développement de leur profession autour du thème : « Leadership des femmes au sein des médias ; rôle des médias dans le renforcement du leadership féminin ».
Objectifs poursuivis par ces 49èmes Assises de l’UPF, clôturées ce mercredi 27 juillet à Benguerir( Maroc) : Faire un état des lieux du discours sur le féminin dans les médias, mais également dégager une feuille de route qui va permettre de renforcer le pouvoir d’action des femmes.
Prenant part à ces assises, Christiane EKAMBO, secrétaire générale de l’UPF en République Démocratique du Congo, promotrice du media en ligne www.journaldesnations.net et en même temps coordonnatrice du cadre permanent pour l’intégration du genre dans les médias (CIPGM), a exposé l’approche pédagogique et méthodologique de ces assises :
« Nous allons décortiquer dans les moindres détails toutes avancées enregistrées et surtout relever tous les freins qui sont à la base de l’accentuation des disparités entre l’homme et la femme au sein des médias ». Elle a, en outre dénoncé, le fait que « le sexisme persiste au sein des médias ».
Lieu hautement privilégié pour la réflexion sur les évolutions ainsi que les mutations qui bouleversent l’espace médiatique mondial et par ricochet, toute la société, ces assises sont également un espace de la promotion et de la défense de la liberté de la presse.
Abordant dans cette logique lors de sa prise de parole, Colette TSHOMBA, enseignante en journalisme au sein du prestigieux Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC) et promotrice du groupe de presse AWA, rappellera à l’audience que : « Donner la parole aux femmes, c’est faire la promotion de la femme car dans la construction des sociétés modernes, nous avons besoin des apports des hommes et des femmes. L’égalité de chance passe notamment par les médias».
Tout en relevant les difficultés pour les femmes de travailler dans une profession majoritairement dominée par les hommes et à cause des stéréotypes, discriminations, intimidations, harcèlements sexuels, etc., la vice-ministre honoraire appellent les femmes et jeunes au courage. « Il faut se frayer un chemin dans ce milieu difficile, se fixer des objectifs dans la vie et de monter des bonnes stratégies pour les attendre… », a-t-elle martelé.
En guise de conclusion, la députée nationale et journaliste Colette Tshomba souligne qu’à l’heure actuelle dans le monde du travail, « on a plus besoin des femmes compétentes, avec une certaine expérience, femmes leaders capables de rester positives malgré les difficultés et surtout capables de faire preuve d’initiative ».
Il sied de rappeler que l’Union internationale de la Presse francophone est une organisation internationale non-gouvernementale (OING) reconnue par de grandes organisations internationales en l’occurrence l’ONU, l’UNESCO ainsi que l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).
Il convient de noter qu’en marge de ces assises, une nouvelle présidente internationale vient d’être élue à la tête de l’Union de la Presse Francophone. Il s’agit d’Anne Cécile Robert qui vient de remplacer Madiambal Diagne (Sénégal), à ce poste depuis le 22 novembre 2014.
par Claudia I. N.
Twitter : @infoclaudia85
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
