Société
Le voeu de JDH et Institut Dallaire : restaurer la confiance entre journalistes et militaires
Journaliste pour les Droits Humains (JDH), en collaboration avec l’institut Dallaire, a organisé un atelier de formation sur le guide d’éthique et de pratiques journalistiques pour les reportages sur le recrutement et l’utilisation d’enfants comme soldats, du 14 au 15 octobre 2021 à Sultani hôtel, avec la participation du SECAS.
« Cet atelier vise la collaboration entre journalistes et services de sécurité mais également la restauration de la confiance entre ces professionnels des médias et les hommes en uniforme qui œuvrent tous pour la bonne cause, et ce, en vue de donner les vraies informations sur les questions liées au recrutement et l’utilisation d’enfants soldats par les groupes armées », a précisé Prince Murhula, gestionnaire principal JDH.
A en croire l’officier de liaison de l’institut Dallaire, Me Arsène Mukendi, l’un des initiateurs de cet atelier, l’institut Dallaire créé par le général canadien Roméo Dallaire, qui a vécu au Rwanda pendant le génocide, avait pris la brillante idée de mettre fin au recrutement et utilisation d’enfants comme soldats.
« La mission qu’il s’était assignée avait réussi dans d’autres pays. Depuis 2020, nous sommes en RDC dans le cadre des formations des militaires sur cette question. La fondation Dallaire a justement été créée pour lutter contre ce fléau d’utiliser les enfants pendant les conflits armés. Les enfants qui ont droits à l’éducation ne devraient en aucun cas faire partie des groupes armés », précise-t-il, en évocant la résolution 1612 qui interdit cette pratique.
Le colonel Kiaku du SECAS est revenu sur les sanctions contre tout militaire qui ne respecte pas les droits humains.
Il a également évoqué les responsabilités des journalistes dans la diffusion des informations non vérifiées, car elles modifient la vie des gens. Il a, en outre, appelé les journalistes à collaborer avec l’armée afin d’éviter les spéculations.
Pendant que les journalistes et militaires ont commencé à se pointer du doigt, Evelyne Luyelo, spécialiste genre de JDH, est venue apaiser les esprits à travers son module qui a mis les deux parties d’accord.
Au total, 6 modules ont été dispensés par des civils et officiers militaires présents à cet atelier et tous ont répondu aux attentes des participants, à en croire le colonel Victor Masandi.
12 personnes ont pris part à cet atelier dont 8 journalistes civils et 4 officiers militaires FARDC parmi lesquels 2 femmes sous- lieutenant et 5 femmes civiles.
Sachez que c’est depuis 2017 que la RDC ne figure plus sur la liste noire des pays dont les Forces armées recrutent les enfants comme soldats.
Elda Along /Congoprofond.net
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
