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Sécurité

Le Sud-Kivu dénonce des crimes de guerre et appelle à la justice internationale

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Le Gouvernement Provincial du Sud-Kivu a rendu public un communiqué officiel accablant, dénonçant un “odieux massacre” perpétré contre des civils au marché de Sange, en territoire d’Uvira. Cet acte, survenu le jeudi 29 janvier 2026 aux alentours de 18 heures, a coûté la vie à cinq personnes, principalement des femmes, et fait plus de onze blessés.

Le gouvernement provincial attribue cette attaque délibérée aux terroristes du RDF-M23, qu’il accuse de viser systématiquement les populations sans défense. Dans son communiqué n°004, les autorités provinciales qualifient l’attaque de violation flagrante du droit international humanitaire et de crime de guerre. L’usage d’engins explosifs lancés en pleine foule constitue, selon elles, une stratégie de terreur destinée à semer la panique, à manipuler l’opinion publique et à déstabiliser la région.

“Ce crime s’inscrit dans une série de violences systématiques et coordonnées contre des populations civiles innocentes”, peut-on lire dans le document. Le texte pointe directement la responsabilité du Rwanda qui tue depuis plus de trois décennies en RDC et évoque des crimes contre l’humanité. Face à cette tragédie, le Gouvernement Provincial du Sud-Kivu, en parfaite synchronisation avec les institutions républicaines de la RD Congo, adopte une position sans équivoque.

Il exprime sa pleine solidarité avec les familles endeuillées et assure une prise en charge médicale des blessés. Surtout, le communiqué réaffirme l’engagement total du gouvernement provincial aux côtés du Président de la République, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Cette unité d’action entre l’échelon provincial et le pouvoir central illustre la détermination de l’État congolais à défendre sa souveraineté, protéger ses citoyens et combattre l’impunité.

Le Gouvernement Provincial ne se contente pas de dénoncer. Il formule des exigences précises et urgentes à l’attention de la communauté internationale : une condamnation internationale sans réserve de ces crimes de guerre, le renforcement immédiat des mécanismes de protection des civils et l’adoption de sanctions ciblées contre les responsables et soutiens du RDF-M23. Et une action concrète et décisive pour mettre fin à l’occupation et aux violences armées au Sud-Kivu, afin de restaurer une paix durable.

Le message est clair : le silence ou l’inaction serait perçu comme une complicité morale inacceptable. Le gouvernement congolais, à travers sa voix provinciale, appelle à une mobilisation générale pour que justice soit rendue et que de telles atrocités ne se reproduisent plus. Cette prise de parole forte du Sud-Kivu, en appui total à la ligne défendue par Kinshasa, démontre la cohésion des institutions congolaises face à l’adversité.

Elle rappelle que la RDC, sous l’autorité de ses dirigeants légitimes, reste déterminée à protéger son intégrité territoriale et la vie de ses citoyens, tout en recherchant activement l’implication de la justice internationale pour sanctionner les crimes les plus graves.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Sécurité

Kasaï-Central : un conflit autour d’un site aurifère à Bambayi fait plusieurs victimes, dont un chef coutumier

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Dans le secteur de Bambayi, groupement d’Ana Nzaji, territoire de Luiza, province du Kasaï Central, un violent conflit communautaire a éclaté ce lundi 2 juin autour d’un site d’exploitation artisanale de l’or. Les villages Nguni Kanana et Nguni Tshitadi se sont affrontés dans des heurts d’une rare intensité, transformant une zone minière en théâtre de violence.

Selon les informations recueillies auprès de Paulin Nkongolo de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), les tensions entre les deux communautés portaient sur la revendication et le contrôle d’un périmètre aurifère exploité de manière artisanale. Ce différend foncier, longtemps latent, aurait fini par dégénérer en affrontements ouverts.

Le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés et de pertes en vies humaines. La NSCC confirme notamment la mort d’un chef coutumier du village Nguni Tshitadi, une information qui a fortement choqué les habitants de la zone. D’autres victimes seraient également à déplorer, mais leur nombre exact reste encore à confirmer.

Sur place, la situation reste préoccupante malgré un retour progressif au calme. Le président territorial de la Nouvelle Société Civile Congolaise, Paulin Nkongolo Nsake, décrit des scènes de panique et de violence incontrôlée :

« Les populations se sont affrontées autour d’un site minier que chacun revendique. Nous demandons une intervention urgente des autorités pour éviter une nouvelle escalade », a-t-il déclaré.

Pour l’heure, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué par les autorités administratives ou sécuritaires. Cette absence de communication alimente l’inquiétude des habitants, déjà éprouvés par la répétition des conflits liés à l’exploitation des ressources naturelles.

Face à cette situation, la société civile appelle à une intervention rapide des autorités provinciales et nationales, afin de restaurer l’ordre, sécuriser la zone et ouvrir une enquête indépendante pour établir les responsabilités dans ce nouvel épisode de violence communautaire.

Mike Tyson Mukendi

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