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Le SGN-C s’allie au Japon pour une révolution technologique dans le secteur minier congolais

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Le Service Géologique National du Congo (SGN-C) a franchi une nouvelle étape dans sa marche vers la transformation digitale et scientifique. Ce vendredi 18 juillet, au cabinet du ministère des mines, un protocole d’accord a été signé entre le SGN-C et la société japonaise SONAFUNE, en présence des représentants du Ministère des Mines, au sein du Cabinet ministériel.

Cette collaboration stratégique permettra de renforcer considérablement les capacités du SGN-C en matière de télédétection, de systèmes d’information géographique (SIG) et d’intelligence artificielle appliquée au secteur minier et environnemental. Des domaines clés dans la modernisation de la gouvernance des ressources naturelles, dans un pays où les enjeux sont aussi vastes que le potentiel du sous-sol.

Depuis sa prise de fonction à la tête du SGN-C, Raoul Wazenga Vitima, Directeur Général, ne cesse d’imprimer une dynamique nouvelle à cette institution stratégique. Avec une vision axée sur l’innovation, la transparence et la rigueur scientifique, il place le SGN-C au cœur de la relance géologique de la RDC.

A la DRC mining week, Raoul Vitima avait défendu avec force l’importance de la cartographie géologique précise et accessible pour une meilleure planification du développement. Il avait aussi rappelé que le SGN-C, en tant que structure publique, avait une mission de service à la nation et à ses citoyens.

Ce partenariat avec SONAFUNE s’inscrit donc dans la continuité logique de cette stratégie : renforcer les outils de collecte et d’analyse des données géologiques et environnementales, améliorer la prise de décision au niveau national, et favoriser une exploitation plus responsable et durable des ressources.

La société SONAFUNE, experte japonaise reconnue dans l’intégration de technologies avancées dans les secteurs géoscientifique et minier, apporte dans cette collaboration son savoir-faire en matière de traitement de données par satellite, d’automatisation des processus d’analyse et de modélisation numérique des sols.

Ce partenariat marque également le renforcement de la coopération RDC-Japon dans le domaine minier, à travers une approche gagnant-gagnant, qui privilégie le transfert de compétences et le développement durable.

À l’ère de la transition écologique mondiale et de la souveraineté minérale, la RDC a plus que jamais besoin de maîtriser sa géologie. Et cela passe inévitablement par des outils modernes, des données fiables et des institutions robustes. C’est tout le sens de cette démarche impulsée par Raoul Wazenga Vitima et son équipe.

« Le SGN-C innove pour mieux servir la nation », affirme-t-on désormais au sein de l’institution. Une devise qui traduit l’ambition de bâtir un Congo géologiquement cartographié, technologiquement équipé et stratégiquement positionné dans le concert des nations minières modernes.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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