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Le MLC dénonce les accusations de Corneille Nangaa et les opérations de manipulation

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Dans un communiqué rendu public ce dimanche, le Mouvement de Libération du Congo (MLC) a vivement réagi aux déclarations de Corneille Nangaa, qu’il qualifie de “terroriste” et accuse de propager des “accusations non fondées” à travers les réseaux sociaux.

Selon le MLC, l’ancien président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) tenterait de “redorer une image ternie” en s’attaquant injustement au parti et à son président national, Jean-Pierre Bemba. “Ses propos sont empreints de désinformation et de mauvaise foi”, souligne le communiqué.

Le MLC rappelle son rôle historique dans la lutte politique démocratique en République Démocratique du Congo, notamment son opposition à un régime qualifié d’“illégitime”, soutenu par des intérêts étrangers, et accusé d’avoir “étouffé les libertés fondamentales” des Congolais. “Comparaison n’est pas raison”, insiste le mouvement, dénonçant la tentative de Corneille Nangaa de légitimer sa lutte armée en la mettant sur le même plan que celle du MLC.

 

Pour le MLC, la prise des armes par Nangaa contre un pouvoir “issu des urnes et reconnu par la communauté internationale” constitue une trahison, en violation de l’article 64 de la Constitution. “Son action n’a rien de politique ou révolutionnaire”, poursuit le texte, l’accusant de poursuivre en réalité des intérêts personnels liés à l’exploitation illégale de ressources minières.

 

Le communiqué revient également sur le rôle de Jean-Pierre Bemba dans le processus de paix en Ituri, notamment la signature des accords entre les communautés Hema et Lendu en mars 2001. Le MLC rappelle aussi que son président a été acquitté de toutes les accusations par la justice internationale, réfutant ainsi les tentatives de discrédit menées à son encontre par “Hyppolite Kanambe”, en référence à l’ancien président Joseph Kabila.

En conclusion, le MLC souligne son attachement “aux valeurs démocratiques, à l’unité nationale, à la souveraineté du peuple congolais et à la vérité historique.” Le parti réaffirme sa détermination à poursuivre son action politique dans le respect des institutions et de l’État de droit.

“Avec Dieu nous vaincrons”, conclut le communiqué signé à Kinshasa par le Secrétaire général du MLC.

Dorcas Ntumba

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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression

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Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.

À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.

« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.

Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.

Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.

De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.

Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.

Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.

 

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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