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Le Gouvernement Suminwa Fixe ses Priorités Infrastructures pour la Période 2024-2028 du ministère des ITP

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Lors de l’investiture de son gouvernement mardi dernier, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a dévoilé les grandes lignes du programme d’actions du secteur des infrastructures, transports et travaux publics pour les 5 prochaines années.

S’élevant à 277 066,2 milliards de francs congolais (soit 92,9 milliards de dollars), ce plan ambitieux vise à combler les déficits criants dans les réseaux routiers, ferroviaires et aéroportuaires du pays.

Dans son discours, Mme Suminwa a notamment mis l’accent sur 11 projets phares, dont 5 axés sur l’amélioration de la connectivité nationale :

– Réparation d’urgence des tronçons les plus dégradés des routes transfrontalières et d’interconnexion stratégiques, comme la RN2, la RN3, la RN23, la RN5 et la RN27
– Réhabilitation et modernisation de la ligne ferroviaire Lubumbashi-Ilebo
– Accélération de la construction du pont en eaux profondes de Banana
– Construction et modernisation d’aéroports majeurs à Kinshasa, Bukavu, Boende et Mbujimayi
– Mise en place d’un groupe de travail pour résoudre les problèmes de congestion à Kinshasa, Matadi et sur la RN1

Le gouvernement s’est également engagé à rénover 10 000 km de routes agricoles par an dans les 145 territoires, conformément à l’initiative présidentielle.

« C’est un programme ambitieux mais réaliste, qui traduit la volonté du gouvernement d’accélérer le désenclavement du pays et de stimuler le développement économique », a déclaré le Ministre d’État, Ministre des ITP, Alexis Gisaro Muvunyi.

M. Muvunyi aura pour mission de mobiliser les moyens nécessaires et de coordonner efficacement la mise en œuvre de ces chantiers cruciaux pour la transformation du Congo.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

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Des ex-kulunas à la craie et au tableau : 500 bancs-pupitres de nouveau pour les écoles de Camp Luka

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Le geste peut sembler répétitif, mais sa portée est profondément patriotique. À Camp Luka, quartier presque enclavé de la capitale congolaise, la dotation de 500 pupitres par le Service National, au nom du chef de l’État, a suscité une vive émotion. Les responsables de l’EP 1&7 Kimpangi et du lycée technique Tolendisa n’ont pas caché leur satisfaction face à cet appui matériel venu répondre à un besoin longtemps ignoré.

La gratitude d’une communauté longtemps oubliée

Dans cette cité périphérique de Kinshasa, l’attention du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a immédiatement laissé place à la gratitude.

« Nous avons un sentiment de joie et de reconnaissance pour ce que le chef de l’État, notre autorité numéro un, a fait pour la cité de Camp Luka », a confié une responsable scolaire, visiblement émue.

Pour ces établissements, souvent confrontés à un déficit criant d’infrastructures, ces pupitres symbolisent bien plus qu’un simple mobilier scolaire : ils incarnent une reconnaissance et une restauration de la dignité des élèves.

500 pupitres, symbole d’une réinsertion réussie

Au-delà de l’aspect matériel, cette dotation est l’un des résultats palpables de la transformation des anciens “kulunas”, aujourd’hui formés et réinsérés grâce au Service national. Un modèle salué unanimement par la population locale, qui appelle à sa pérennisation.

« Tous les chapeaux au Service national pour tout ce qu’il fait pour notre pays, pour les jeunes et pour les enfants », a déclaré la responsable de l’école, plaidant même pour l’acheminement de nouveaux contingents de jeunes vers Kanyama Kasese, afin de poursuivre les efforts de réinsertion, de transformation et de formation.

Former les Congolais de demain selon les besoins du pays

Présent lors de la cérémonie, le lieutenant général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, patron du Service national, a profité de l’occasion pour lancer un appel fort : celui de repenser en profondeur la formation de la jeunesse congolaise.

« Voilà ce qui peut arriver lorsqu’on veut. Si les jeunes kulunas peuvent devenir en moins de trois ans des hommes utiles à la nation, qu’est-ce que cela ne peut pas produire pour ces jeunes élèves ? », a-t-il interrogé, invitant à rompre avec un enseignement purement théorique et déconnecté des réalités nationales.

L’éducation, pilier du développement national

Pour le chef de l’État, le message est clair : il n’y aura pas de développement sans un encadrement efficient et clairement orienté de la jeunesse. Les temps d’un enseignement routinier sont révolus. Les jeunes Congolais doivent désormais être formés en fonction des besoins réels du pays, afin d’éviter qu’ils ne deviennent les laissés-pour-compte de demain.

Tchèques Bukasa 

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