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Le double Grand Prix panafricain de la littérature et du livre congolais lancé à Kinshasa
Il s’est tenu, sous la haut patronage du président de la République Démocratique du Congo et président en exercice de l’Union Africaine, Félix Tshisekedi, le 24 mars 2021 au Musée National du Congo à Kinshasa, le lancement du Grand Prix Panafricain de la littérature jumelé au Grand Prix congolais du livre. Témoin de l’événement: le ministre de la Culture et des Arts.
La cérémonie a été ouverte par un speech de Japhet Tekila, assistant principal du Panel chargé d’accompagner la présidence du chef de l’État à l’Union Africaine, et s’en est suivi le mot du coordonnateur du Panel, le professeur Ntumba Luaba, la lecture du règlement du Grand Prix congolais du livre par le président des ÉCRIVAINS DU CONGO, Hervé BUETUSIWA « Tata Nlongi Biatitudes », la lecture du règlement du Grand Prix Panafricain de la littérature par son président, Richard Ali.
Notons que le secrétaire général de l’Association panafricaine de la littérature basé à Accra (Ghana), le Dr Wale Okedinam, était présent dans la salle. Tout en remerciant le chef de l’État, il a relevé la grande importance et la dimension que revêt ce prix qui a le mérite d’être premier Grand Prix décerné par les africains aux africains en lieu et place des prix que les autres nous donnent, principalement les Européens. Par la même occasion, il a remis le cadeau de la structure qu’il a représentée au chef de l’État et qui a été réceptionné par le ministre de la Culture et des Arts.
Il faut signaler que plusieurs autres personnalités du monde de la culture étaient présents, à l’occurrence le professeur et historien Isidore Ndaywel.
HERVEY N’GOMA/CONGOPROFOND.NET
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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru
Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.
Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions
Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.
Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.
Un isolement financier et diplomatique renforcé
Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.
Des accusations précises du Trésor américain
Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :
Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique
Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements
Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays
L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles
Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger
Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place
Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.
Un contexte national déjà explosif
Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.
Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Une pression internationale et interne convergente
Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
