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Procès “Rossy Tshimanga”: Major Carine Lokeso mise à la disposition de l’OMP ! 

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Donnant sa position sur la demande de la partie civile de transformer le témoin Carine Lokeso, commissaire supérieure adjointe, en prévenu, au cour de l’audience du jeudi 25 mars 2021, le tribunal militaire de garnison de Kinshasa Matete, statuant dans le dossier sur le meurtre de Rossy Tshimanga, a dit que le principe veut que ce soit le ministère public qui poursuit. Le principe est qu’une juridiction ne peut jamais transformer un témoin en prévenu.

C’est le ministère public qui poursuit. L’OMP doit éclaircir sur la sommation sortie de la bouche de Carine, l’assaut sortie de la bouche d’un témoin, pourquoi n’a-t-elle pas secouru la victime. L’OMP doit procéder à son interrogatoire parce que le tribunal n’a pas d’autres moyens à sa disposition.

Après la visualisation de la vidéo du 25 février 2018 sur la mort de Rossy Tshimanga lors d’une marche organisée par le Comité Laïc de Coordination pour exiger la tenue des élections et le départ de Joseph Kabila, les avocats, non seulement de la partie civile mais aussi du prévenu Tokis Nkumbo Gérard, ont demandé au tribunal de se déclarer incompétent et de renvoyer l’ audience devant la Cour militaire. Il est clair que l’assassinat de Rossy était planifié et chacun avait son rôle à jouer. Et, la commissaire supérieure adjointe Carine Lokeso avait joué le rôle d’ordonner cet assassinat, selon Me Richard Bondo. Les quatre détonations entendues ont démontré que Rossy Tshimanga qui était tombé dans l’enceinte de la paroisse Saint Benoît, dans la commune de Lemba, était une cible de ceux qui l’ont ravi la vie. La mort de Rossy reste une perte énorme pour le pays.

La responsabilité de la commissaire supérieure adjointe Carine Lokeso dans la mort de Rossy Tshimanga Mukendi est évidente. Le 25 février 2018, il n’y a pas eu trouble comme l’a démontré la vidéo au niveau de la paroisse Saint Benoît. Carine Lokeso mérite d’être mise sur le banc des accusés en qualité d’auteur principal de l’assassinat de Rossy Tshimanga.

Pour ces avocats, déjà au niveau de l’auditorat, il y avait d’indices sérieux de culpabilité. Ne pas transformer, le témoin, la commissaire supérieure adjointe Carine Lokeso en prévenu c’est violer l’État de droit. La République Démocratique du Congo n’est plus à l’époque où après avoir commis un assassinat, les assassins sont promus en grade comme cela était le cas avec le procès sur l’assassinat du Président de la Voix des Sans Voix, Floribert Chebeya ainsi que de son chauffeur Fidèle Bazana.

S’exprimant pour le compte du prévenu Tokis Nkumbo, les avocats ont demandé sa mise en liberté provisoire. Étant donné les faits commencent à démontrer son innocence, il serait mieux qu’il se présente en homme libre devant la Cour Militaire.

Il est important de relever que cette demande en liberté des avocats a été précédée par la déclaration du prévenu Tokis confirmant que contrairement aux affirmations de Carine Lokeso, son garde du corps était porteur non pas des munitions d’exercices mais des balles réelles comme d’habitude. Ce garde avait une arme AK avec trois chargeurs bien fournis. Dénonciation confirmée par tous les témoins, policiers de leur état et évoluant sous les ordres de la Commissaire Supérieure adjointe Carine Lokeso.

Pour l’OMP , il n’y a aucun mécanisme dans la justice militaire qui permet la transformation d’ un témoin en prévenu. Que le procès se poursuive normalement. Agir autrement, donnera lieu à une procédure cavalière. C’est le tribunal militaire qui est saisi mais il appartient au ministère public d’en décider.

Yves Kadima/LE PHARE


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Ituri :Cinq groupes armés s’engagent à la cessation immédiate des hostilités sous les hospices du VPM JP Bemba

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Cinq (5) groupes armés identifiés dans la province de l’Ituri (nord-est de la République démocratique du Congo) ont signé vendredi 19 avril 2024 à Bunia, en présence du vice-Premier, ministre de la Défense Nationale, Jean-Pierre Bemba.

Cet acte d’engagement marque “la cessation immédiate” des hostilités dans cette province sous état de siège.

Nous, les groupes armés de l’Ituri (CODECO, FRPI, FPIC, AUTODÉFENSE, MAPI), réunis en date du 19 avril 2024, sous la haute responsabilité de son Excellence Monsieur le VPM de la Défense Nationale, Jean-Pierre Bemba, prenons l’engagement de cesser immédiatement les hostilités dans l’intérêt de la paix“, ont-ils déclaré à travers l’acte d’engagement.

NB: Tout contrevenant au présent acte se verra sanctionner par les actions militaires ou judiciaires”, ont précisé les signataires.

Arrivé vendredi matin dans la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, dans le cadre de l’évaluation de la situation sécuritaire dans cette province, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense Nationale, Jean-Pierre Bemba, a réuni 31 membres issus de cinq groupes armés locaux actifs depuis la reprise des hostilités en 2017, pour examiner les motivations à la base de la reprise des armes dans la province de l’Ituri en dépit des accords de paix régulièrement conclus à Nairobi et dans le territoire de Aru.

Je suis venu au nom du commandant suprême, le chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, qui mise sur le retour de la paix, de gré où de force en Ituri, pour vous écouter et comprendre pourquoi en dépit des engagements pris dans le passé, vous continuez toujours à vous entretuer ici en Ituri. Nous devons ensemble dégager des propositions à même de contribuer efficacement au retour définitif de la paix ici“, avait introduit Jean-Pierre Bemba.

Elyane Mukuna/Congo profond


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