Analyses et points de vue
Le destin : Notre agent de voyage mystérieux
Dans un monde où le contrôle de nos vies semble échapper à notre emprise, une idée intrigante émerge : Et si notre destin était en réalité notre agent de voyage, planifiant minutieusement nos itinéraires, nos réservations et nos destinations ? Cette perspective soulève des questions profondes sur le libre arbitre, la prédestination et le sens de la vie de l’actuel Président de l’Assemblée Nationale Vital Kamerhe.
Imaginez un instant que chaque choix que nous faisons, chaque tournant que nous prenons, est en réalité déjà prévu, inscrit dans un plan divin. Le destin, tel un agent de voyage invisible, nous guide subtilement à travers les méandres de l’existence, orchestrant rencontres, épreuves et victoires pour nous mener vers une destination ultime.
Cette vision du destin comme agent de voyage soulève inévitablement la question du libre arbitre. Sommes-nous réellement les maîtres de nos vies, ou bien sommes-nous simplement les acteurs d’un scénario déjà écrit ? Si nos choix sont prédestinés, que reste-t-il de notre capacité à influencer notre propre destinée ? De ce fait, le parcours politique de Vital Kamerhe mérite que l’on s’y penche.
Et si notre âme avait déjà réservé son voyage avant même notre naissance ? Cette idée soulève la possibilité d’une existence avant l’existence, où nos âmes auraient choisi les expériences à vivre, les leçons à apprendre, avant de s’incarner dans le monde matériel. Le destin devient alors le gardien de ces réservations, veillant à ce que chaque étape du voyage soit accomplie.
En acceptant l’idée du destin comme agent de voyage, nous sommes confrontés à la recherche d’un sens plus profond dans nos vies. Chaque obstacle, chaque succès, chaque rencontre prend une nouvelle signification lorsque nous les voyons comme des étapes vers une réalisation plus grande, inscrite dans le plan divin. Sur le plan politique en RDC, une grande partie de 2028 s’est déjà jouée sous nos yeux.
Le destin, notre agent de voyage mystérieux, nous invite à repenser notre relation au temps, à nos choix et à notre place dans l’univers. Que nous soyons des voyageurs conscients ou des pions sur l’échiquier du destin, une chose est certaine : chaque instant de notre vie est une étape vers une destination inconnue, guidée par une force invisible qui nous dépasse.
Il est essentiel de reconnaître la dignité dont a toujours fait preuve Vital Kamerhe dont l’humanité n’est plus à démontrer. Malgré les humiliations subies et un procès public d’une iniquité flagrante, il a su garder sa stature d’homme d’état et préserver ses ambitions politiques. L’humiliation d’autrui ne fait que refléter les propres insécurités et faiblesses de ceux qui l’ont fomentée.
Plutôt que de chercher à rabaisser un homme dont le destin s’écrit désormais en présidentiable, il aurait été préférable de faire mieux que lui pour se sentir supérieurs. Vital Kamerhe détient aujourd’hui entre ses mains le destin politique de Félix Tshisekedi. Pour la stabilité de nos institutions et la paix civile, il serait utile de reconnaître son rôle central et de lui accorder la place mais aussi le respect qu’il mérite.
Sa grandeur se mesure non pas par sa capacité à humilier ses opposants, mais par sa capacité à inspirer, unir et servir son peuple avec abnégation et empathie. Il est sans nul doute l’un de ceux qui écrivent une bonne partie de notre histoire collective. Surnommé la pacificateur, Monsieur Google a toujours traité avec compassion et équité ceux qui contribuent à créer une RD Congo plus juste et bienveillante.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Analyses et points de vue
RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)
Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.
Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.
En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.
CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.
Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.
Le Processus de Réinsertion
Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.
A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.
Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.
Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.
Suivi psychologique pour les violences
Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.
La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.
Zagor Mukoko Sanda
