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Le défi du service public en RDC : Réinventer l’idéal sous le second mandat de Félix Tshisekedi
Depuis son accession à la présidence de la RD Congo, Félix Tshisekedi a promis un changement radical, notamment dans le secteur du service public. Alors que le pays s’engage dans le deuxième mandat de Tshisekedi, l’idéal du service public reste un défi majeur, nécessitant une réinvention profonde pour répondre aux besoins d’une population en attente de progrès concrets.
L’idée même de service public en RDC a été souvent entravée par la corruption, la bureaucratie et le manque d’infrastructures adéquates. Pourtant, la vision de Tshisekedi pour un service public efficient et transparent a soulevé des espoirs.
Au cours de son premier mandat, des initiatives ont été lancées, mais leur efficacité reste sujette à débat. Ainsi, le second mandat de Tshisekedi offre une opportunité cruciale pour remettre en question les pratiques existantes et pour introduire des réformes significatives.
La transformation du service public en RDC exige une approche radicale. Cela implique une refonte des processus administratifs, une lutte intransigeante contre la corruption et une modernisation des infrastructures. De plus, une attention particulière devrait être portée à l’amélioration des services de santé, d’éducation et de transport, des domaines cruciaux pour le bien-être de la population.
Toutefois, réaliser cet idéal ne sera pas sans obstacles. Les intérêts établis et les habitudes anciennes représenteront des défis majeurs. De plus, la pandémie de COVID-19 a exacerbé les vulnérabilités du système de santé et a mis en lumière l’urgence de réformes concrètes.
La réussite de l’idéal du service public en RDC dépendra de la capacité du gouvernement à s’engager dans un dialogue ouvert avec la population, à encourager la participation citoyenne et à impliquer la société civile dans le processus de réforme.
En conclusion, le second mandat de Félix Tshisekedi offre une opportunité cruciale pour réinventer l’idéal du service public en RDC. Cela nécessitera une volonté politique forte, un engagement envers la transparence et une détermination à surmonter les obstacles historiques. La réalisation de cet idéal non seulement transformerait la vie des Congolais, mais servirait également de modèle pour d’autres nations confrontées à des défis similaires.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
