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Politique

Le crépuscule d’une dynastie : Les coulisses du pouvoir ébranlé au Haut-Uélé

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Dans les méandres du Haut-Uélé, une toile complexe de pouvoir et de trahison se dessine, mettant en lumière les destins entrelacés de personnalités clés. Christophe Baseane Nanga, Gouverneur sortant, voit son règne vaciller, peinant à retenir les rênes de son autorité alors que les fissures se multiplient au sein de son propre sang, son frère rebelle Corneille Nanga Yobeluo, dont l’influence s’effrite.

Au cœur de ce tumulte politique, Monsieur Blaise Mutopo, figure du protocole administratif, balance sur le Gouverneur sortant Christophe Baseane Nangaa qui se retrouve empêtré dans un scandale financier, accusé d’avoir détourné 61 millions par l’Inspection Générale des Finances. Cette somme colossale aurait servi exclusivement aux besoins personnels, particuliers et privés du frère biologique du chef rebelle de l’AFC-M23 Corneille Nangaa Yobeluo.

Le lien de parenté de Monsieur Blaise Mutopo avec la candidate malheureuse Elise MAGO, ayant subi une défaite amère à Wamba, ajoute une dimension personnelle à un drame politique déjà complexe. Cette dernière accuse d’ailleurs le Gouverneur sortant d’être l’auteur principal de son échec. Ses électeurs l’auraient reproché d’avoir été au service d’un homme qui accumule un chapelet de promesses non tenues.

Les hélicoptères débarquant des individus mystérieux à Wamba, les rumeurs de décapitations, et l’absence de bilan sur le plan économique et social ont exacerbé la colère populaire, jetant une ombre sur l’intégrité de ceux au pouvoir. Les murmures de révolte grondent, sapant les assises d’un régime en déclin qui ne tient plus que par la force de quelques irréductibles jusqu’au-boutistes.

Dans ce jeu de pouvoir impitoyable, le Gouverneur sortant Christophe Baseane Nangaa se retrouve isolé, abandonné par ceux qui jadis le soutenaient. Le 28 avril 2024 s’annonce comme le jour fatidique où s’écrit l’histoire, avec la défaite annoncée du frère biologique du chef rebelle de l’AFC-M23 face à l’homme du peuple, le Grand Chef Constant Lungagbe, portant l’étendard de la promesse de renouveau.

Alors que les dés sont jetés, le destin du Haut-Uélé pend dans la balance, prêt à basculer vers un avenir incertain, marqué par la chute imminente d’une dynastie politique et l’avènement d’une ère nouvelle, forgée par les aspirations du peuple et les tourments d’une élite déchue. Christophe Baseane Nangaa doit méditer cet adage : « L’espoir, une des rares choses que l’on entretienne à peu de frais-souvent même pour rien ».

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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