Sports
Le Congolais Joyce Katulondi sauve HUSA de la relégation en Ligue 1 marocaine
Joyce Katulondi, ancien avant-centre du Daring Club Motema Pembe (DCMP), a endossé le costume de sauveur pour l’Hassania d’Agadir (HUSA). Lors d’un match décisif pour le maintien en première division marocaine, l’attaquant congolais a inscrit, à la 75e minute, l’unique but de la rencontre. Une frappe limpide, synonyme de victoire et de survie pour les Soussis.
Le stade était plein à craquer. Dans une ambiance survoltée, ce dernier acte de la saison avait des allures de finale. Pour les supporters d’Agadir, il ne s’agissait pas simplement d’un match, mais d’une lutte acharnée contre la relégation. Katulondi, imperturbable, a répondu présent au moment où tout semblait basculer.
Sur ses réseaux officiels, le buteur congolais a rappelé la promesse faite à son arrivée : « Je vous ai trouvés en Ligue 1, je ne vous laisserai pas descendre en Ligue 2. » Une parole tenue, qui scelle une relation forte entre l’attaquant et un club qu’il a su porter dans les moments les plus critiques.
Grâce à ce but salvateur, l’Hassania d’Agadir peut envisager la prochaine saison avec plus de sérénité. Et Joyce Katulondi entre un peu plus dans le cœur des supporters.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
