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Ben Malango brise ses chaînes : Le TAS condamne le TP Mazembe pour contrat frauduleux
Cinq années. C’est le temps qu’il aura fallu à Ben Malango Ngita pour faire reconnaître son droit. Cinq longues années de bataille juridique, d’attente, de suspicion et d’injustice. Mais la vérité a fini par triompher : le Tribunal arbitral du sport (TAS) a officiellement blanchi l’international congolais dans l’affaire l’opposant à son ancien club, le Tout-Puissant Mazembe.
Dans sa décision, l’instance arbitrale a sèchement débouté le club lushois, incapable de prouver l’authenticité d’une prétendue prolongation de contrat que Malango assure n’avoir jamais signée. En clair : le TP Mazembe a échoué à justifier ses accusations et voit son image entachée par ce revers judiciaire.
Ce jugement ne lave pas seulement l’honneur de Ben Malango. Il envoie un message clair et puissant à tous les clubs du continent : les manœuvres opaques et les contrats fabriqués de toutes pièces ne tiendront plus face à la rigueur du droit.
Le soulagement est immense pour l’attaquant, aujourd’hui évoluant dans le Golfe, qui a pu compter sur l’appui sans faille de la FIFPRO et de l’Union des footballeurs du Congo (UFC). Ensemble, ils ont défendu une cause bien plus grande que celle d’un simple litige : celle du respect de la dignité et des droits fondamentaux des footballeurs africains.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
