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L’ARPTC saignée à blanc : Les « 7 patrons » se font payer chacun 340.000 USD par mois !

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La révélation est faite par l’Observatoire de la dépense publique (ODEP). Cette structure de la Société civile dénonce le pillage des recettes publiques par les 7 membres du Collège dirigeant de l’Autorité de régulation de poste et télécommunication (ARPTC) qui se font payer 340.000 USD à chacun par mois !

Dans un rapport intitulé « ARPTC : de l’escroquerie du RAM au pillage des ressources publiques par les 7 membres de l’équipe dirigeante », l’ODEP indique qu’annuellement, les avantages de ces « 7 patrons » vont jusqu’à plus de 2,3 millions de dollars américains, soit en moyenne 340.000 dollars américains.

En effet, précise-t-on, de 2021 à 2023, ils ont perçu plus de 18 millions de dollars américains. Et comme si cela ne suffisait pas, en janvier 2024, ils ont touché près de 430.000 USD par personne.

« Le président Katende est à 439.471,000 dollars par mois et le niveau le plus bas est de 319.321 dollars. Comparés aux députés, ces messieurs et dames touchent 10 fois plus. Ce n’est pas pour justifier cela. De 2021 à 2023, ils ont touché 18,6 millions de dollars américains. En janvier 2024, ils ont touché ce qu’ils appellent une prime de janvier de 3 millions de dollars, soit 429.000 dollars par personne« , a poursuivi le communiqué.

Et de renchérir : « Cette situation, en temps normal, dénote d’une gouvernance scandaleuse d’une entreprise qui appartient au peuple entier. Et en ce temps de crise sécuritaire et humanitaire aiguë à l’Est du pays, d’un crime de haute trahison pouvant être jugé devant le tribunal de guerre. En début juillet, l’ODEP avait dénoncé une crise humanitaire laissée pour compte dont le coût annuel est de 3 milliards de dollars. À ce jour, nous comptons 7 millions de déplacés. Le budget de 19 millions de dollars consommé en 3 ans par ces 7 criminels de guerre est celui donné en 4 ans pour aider 7.000.000 des réfugiés intérieurs… »

Pour mettre fin à ce pillage, l’ODEP fait des recommandations au président de la République, à la justice congolaise, à la société civile en général et à la population.

Au président de la République :

– De suspendre l’équipe dirigeante de l’ARPTC et de demander à l’IGFd’auditer cette entreprise.

– Au ministre de la Justice : de commencer déjà à s’approprier de ce dossier en prenant des mesures conservatoires;

-À la société civile et à la population, d’ouvrir l’œil et le bon comme pour l’escroquerie du RAM.

Signalons par ailleurs que l’ODEP avait mis en place un numéro vert et une boite-e-mail verte pour dénonciations de toutes les mauvaises pratiques de mauvaises gouvernances. Les données ayant servi à ce communiqué proviennent des cadres de l’entreprise.

L’ODEP dit être en possession des données bancaires provenant de l’ARPTC qu’il ne saura mettre sur la place publique pour raisons de discrétion.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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