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Drame humanitaire dans l’Est de la RDC : La Première Ministre pour le renforcement de l’assistance aux 7 millions de déplacés
La Première Ministre Judith SUMINWA a reçu en audience le lundi 05 août 2024 une forte délégation de l’Organisation Internationale de Migration (OIM), conduite par sa Directrice générale, Amy POPE.
Cette rencontre était élargie du côté gouvernemental à la Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, au Ministre de la Santé et au Vice-Ministre de l’Intérieur. La partie onusienne était représentée par Bruno Lemarquis, Coordonateur résident et Coordonateur des opérations humanitaires en RDC.
Au cours de ces échanges, les discussions ont porté sur la crise humanitaire et des impacts des conflits sur les communautés très vulnérables dans l’Est de la Republique démocratique du Congo.

A ce sujet, la Directrice générale de cette organisation des Nations Unies a peint un tableau sombre.
En ce moment la situation des déplacés est très grave et nécessite des solutions urgentes.
« Il y a plus de 7 millions des personnes déplacées et au fait la réponse n’est pas suffisante. Nous avons discuté de comment nous pouvons augmenter les réponses humanitaires au conflit pour soutenir les personnes assez vulnérables. L’OIM apporte déjà un soutien psycho-social aux personnes qui sont impactées par la guerre« , a-t-elle indiqué.
Pour sa part, la Cheffe de l’Exécutif national a salué le partenariat étroit qui existe entre les autorités congolaises et l’OIM pour la protection des déplacés internes dans le pays. Elle a, en outre, souligné la nécessité de renforcer les moyens matériels pour faire face aux drames humains auxquels la population de ce coin est confrontée au quotidien.
Pour rappel, la Première Ministre Judith SUMINWA avait effectué en juin dernier une mission dans l’Est de la RDC. A l’étape de Goma, elle avait rendu visite aux personnes déplacées dans le Camp Mugunga.
Sur place, Judith SUMINWA avait déploré les conditions de vie de ses compatriotes et avait promis de trouver une solution définitive à la situation.
CELCOM PRIMATURE
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
