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Drame humanitaire dans l’Est de la RDC : La Première Ministre pour le renforcement de l’assistance aux 7 millions de déplacés
La Première Ministre Judith SUMINWA a reçu en audience le lundi 05 août 2024 une forte délégation de l’Organisation Internationale de Migration (OIM), conduite par sa Directrice générale, Amy POPE.
Cette rencontre était élargie du côté gouvernemental à la Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères, au Ministre de la Santé et au Vice-Ministre de l’Intérieur. La partie onusienne était représentée par Bruno Lemarquis, Coordonateur résident et Coordonateur des opérations humanitaires en RDC.
Au cours de ces échanges, les discussions ont porté sur la crise humanitaire et des impacts des conflits sur les communautés très vulnérables dans l’Est de la Republique démocratique du Congo.

A ce sujet, la Directrice générale de cette organisation des Nations Unies a peint un tableau sombre.
En ce moment la situation des déplacés est très grave et nécessite des solutions urgentes.
« Il y a plus de 7 millions des personnes déplacées et au fait la réponse n’est pas suffisante. Nous avons discuté de comment nous pouvons augmenter les réponses humanitaires au conflit pour soutenir les personnes assez vulnérables. L’OIM apporte déjà un soutien psycho-social aux personnes qui sont impactées par la guerre« , a-t-elle indiqué.
Pour sa part, la Cheffe de l’Exécutif national a salué le partenariat étroit qui existe entre les autorités congolaises et l’OIM pour la protection des déplacés internes dans le pays. Elle a, en outre, souligné la nécessité de renforcer les moyens matériels pour faire face aux drames humains auxquels la population de ce coin est confrontée au quotidien.
Pour rappel, la Première Ministre Judith SUMINWA avait effectué en juin dernier une mission dans l’Est de la RDC. A l’étape de Goma, elle avait rendu visite aux personnes déplacées dans le Camp Mugunga.
Sur place, Judith SUMINWA avait déploré les conditions de vie de ses compatriotes et avait promis de trouver une solution définitive à la situation.
CELCOM PRIMATURE
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
