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L’appel de Néhémie Mwilanya: « Ne votez pas les candidats qui ont pris des engagements de vendre Uvira ! »

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La pluie battante du mardi 11 décembre 2018 n’a pas empêché le candidat numéro 87 aux élections législatives dans la circonscription de FIZI, Néhémie Mwilanya Wilondja, de poursuivre sa campagne électorale dans le Sud-Kivu.

A Uvira, le coordonnateur du Comité stratégique du Front Commun pour le Congo(FCC) a, au cours d’un meeting, appelé la population à voter utile.

Préchant le candidat numéro 13 à l’élection présidentielle, Emmanuel RAMAZANI SHADARY, comme le choix de la raison, Néhémie MWILANYA WILONDJA a rappelé que c’est le dauphin choisi par Joseph KABILA KABANGE. C’est lui qui va poursuivre le travail de reconstruction de notre pays, commencé par le Chef de l’Etat, a-t-il précisé.

« Pour pérenniser le programme de Joseph KABILA, nous devons tous, voter pour Emmanuel RAMAZANI SHADARY », a-t-il martelé.

Tout en invitant la population d’Uvira à travailler pour la paix durable et le développement, Néhémie MWILANYA a demandé à la population d’Uvira de faire attention aux leaders de l’opposition qui étaient à Genève, puis à Nairobi et même ailleurs.  » Ces gens ont signé des accords. Ils veulent vendre Uvira et nos terres. Nous sommes tous conscients que nous avions déjà perdu Gatumba. Nous n’allons plus perdre Uvira. Si quelqu un se présente devant vous, avec un numéro qui n’est pas le 13, ne le votez pas », a martelé Néhémie MWILANYA WILONDJA.

Avant de terminer son adresse, le candidat numéro 87, à la députation nationale de la circonscription électorale de FIZI a rassuré la population en ces termes: Nous avons rencontré et échangé longtemps avec les notables de ce coin. Ces derniers vont vous expliquer le programme de notre candidat, de manière détaillée.
Plusieurs problèmes seront résolus. Nous avons pensé à l’épineux problème qui préoccupe tous les parents: nous citons la gratuité des frais scolaires à l’école primaire ».

Juste après le meeting, Néhémie MWILANYA WILONDJA s’est rendu dans sa circonscription électorale, à FIZI où l’attendaient des milliers des militants et sympathisants de sa famille politique.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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