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L’ambassadeur René Ilume honoré par les anciens du Séminaire de Mandombe
La Dymanique des anciens du petit séminaire de Mandombe (Dama) à Kisangani dans l’ex-province Orientale (actuel province de la Tshopo) a récemment organisé à Kinshasa une réception en l’honneur d’un de leurs nommé ambassadeur plénipotentiaire de la RDC au Soudan du Sud. René Ilume Tembele, l’heureux promu, est également pasteur, à Kisangani, de l’Assemblée pour la foi, l’unité et la paix chrétienne dans le monde (Afupcm).
Présentant, à cette occasion, son ouvrage « Vision » sur les doctrines bibliques qu’il prêche, l’ambassadeur et pasteur René Ilume a fait un témoignage sur son passage au petit séminaire de Mandombe où il était arrivé en 1978, jusqu’à obtenir son diplôme en 1983 après l’obtention de son diplôme d’État.
Ensuite, il a évoqué sa reconversion, dont le déclic se situe en 1982 lorsqu’il jouait, alors petit séminariste, le rôle de Jésus-Christ dans une saynète. « En 1982, j’ai eu un déclic face à la réponse que le Seigneur Jésus-Christ a donné à Pilate en disant : ‘Je suis né, je suis venu rendre témoignage à la vérité. Quiconque est pour la vérité écoute ma voix’. C’est à partir de ce jour que j’ajoutai cette parole à toute prière communautaire que vous connaissez : ‘Seigneur, faites-moi découvrir la vérité’. Si quelqu’un cherche la vérité, il écoutera votre voix. C’est ainsi que le Seigneur a commencé à organiser mon départ du petit séminaire », a-t-il confié.
René Ilume s’est ensuite longuement étalé sur son parcours après le petit séminaire, son entrée au ministère des Affaires étrangères jusqu’à devenir ambassadeur au Sud-Soudan. C’est un miracle de Dieu, a-t-il témoigné.
Il a naturellement abordé la foi au Seigneur Jésus-Christ qu’il professe en tant que serviteur de Dieu. Et d’exhorter les membres de la Dama : « Vous m’avez invité, et je vous remercie très sincèrement et vous félicite pour la tenue et l’organisation de cette association. Tout en vous parlant de moi-même, je vous ai parlé de Dieu, c’est-à-dire vous êtes avocat, juriste, médecin, magistrat, professeur, je vous dis la vérité, vous devez vous comporter en chrétiens ou en ‘Jésus-Christiens’ dans votre métier ».
Notons qu’il y a eu un échange assez franc lorsqu’il a abordé les doctrines bibliques qui contredisent certains dogmes de l’Église catholique, au moment où les anciens séminaristes de Mandombe sont en grande partie des catholiques. Il a ainsi récusé la présence de représentations dans l’Église, ou encore le fait d’enterrer les morts dans les Églises et de changer le jour de sabbat (samedi) en dimanche.
En marge de la réception accordée à l’ambassadeur René Ilumé, le président de la Dama, Ruben Djunga, a présenté la situation de l’association. Il s’agit d’une structure qui réunit les anciens « Mandombiens » autour d’une dynamique afin de défendre les valeurs d’éducation et donner de l’importance à leur alma-mater. Ruben Djunga a indiqué que la Dama n’est pas le lieu de débat des religions.
L’association s’active pour se doter d’un siège ici à Kinshasa et entrevoir d’autres activités pour son essor.
On a noté dans l’assistance la présence de Michel Ilume, jeune frère de René Ilume, récemment nommé magistrat à la Cour de cassation et professeur à l’Université de Kisangani.
ME/CONGOPROFOND.NET
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Des ex-kulunas à la craie et au tableau : 500 bancs-pupitres de nouveau pour les écoles de Camp Luka
Le geste peut sembler répétitif, mais sa portée est profondément patriotique. À Camp Luka, quartier presque enclavé de la capitale congolaise, la dotation de 500 pupitres par le Service National, au nom du chef de l’État, a suscité une vive émotion. Les responsables de l’EP 1&7 Kimpangi et du lycée technique Tolendisa n’ont pas caché leur satisfaction face à cet appui matériel venu répondre à un besoin longtemps ignoré.

La gratitude d’une communauté longtemps oubliée
Dans cette cité périphérique de Kinshasa, l’attention du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a immédiatement laissé place à la gratitude.
« Nous avons un sentiment de joie et de reconnaissance pour ce que le chef de l’État, notre autorité numéro un, a fait pour la cité de Camp Luka », a confié une responsable scolaire, visiblement émue.
Pour ces établissements, souvent confrontés à un déficit criant d’infrastructures, ces pupitres symbolisent bien plus qu’un simple mobilier scolaire : ils incarnent une reconnaissance et une restauration de la dignité des élèves.
500 pupitres, symbole d’une réinsertion réussie

Au-delà de l’aspect matériel, cette dotation est l’un des résultats palpables de la transformation des anciens “kulunas”, aujourd’hui formés et réinsérés grâce au Service national. Un modèle salué unanimement par la population locale, qui appelle à sa pérennisation.
« Tous les chapeaux au Service national pour tout ce qu’il fait pour notre pays, pour les jeunes et pour les enfants », a déclaré la responsable de l’école, plaidant même pour l’acheminement de nouveaux contingents de jeunes vers Kanyama Kasese, afin de poursuivre les efforts de réinsertion, de transformation et de formation.
Former les Congolais de demain selon les besoins du pays

Présent lors de la cérémonie, le lieutenant général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, patron du Service national, a profité de l’occasion pour lancer un appel fort : celui de repenser en profondeur la formation de la jeunesse congolaise.
« Voilà ce qui peut arriver lorsqu’on veut. Si les jeunes kulunas peuvent devenir en moins de trois ans des hommes utiles à la nation, qu’est-ce que cela ne peut pas produire pour ces jeunes élèves ? », a-t-il interrogé, invitant à rompre avec un enseignement purement théorique et déconnecté des réalités nationales.
L’éducation, pilier du développement national

Pour le chef de l’État, le message est clair : il n’y aura pas de développement sans un encadrement efficient et clairement orienté de la jeunesse. Les temps d’un enseignement routinier sont révolus. Les jeunes Congolais doivent désormais être formés en fonction des besoins réels du pays, afin d’éviter qu’ils ne deviennent les laissés-pour-compte de demain.
Tchèques Bukasa
