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 » L’adaptation au changement climatique » au coeur de la Journée mondiale de l’architecture à Kinshasa

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Placé sous le thème  » Adaptation aux changements climatiques des établissements informels en milieu urbain par l’Ordre national des architectes », la journée mondiale de l’architecture, célébrée ce lundi 4 octobre au Musée national de la RDC à Kinshasa, a connu quatre temps fort à savoir: le mot de bienvenue du Président de l’ordre des architectes, les mots des bienvenus de différents représentants des ministres de l’Urbanisme et de l’Habitat; de l’Aménagement du Territoire; ensuite des différents exposés.

Dans son mot de bienvenue, le président de l’ONA(Ordre national des architectes), Fiyou Ndondoboni, a martelé sur les défis énormes dans le secteur de l’habitat, de l’architecture et infrastructures. Il invite tous les professionnels du secteur à une prise de conscience professionnelle pour inculquer les changements dont nous avons besoin dans le secteur de l’habitat et des infrastructures urbaines.

Le représentant du ministre de l’Urbanisme et habitat est revenu sur la nécessité de la prise en compte par les architectes de la police de la construction et de l’urbanisme qui est  » le permis de construire ». Alors que celui de l’Aménagement du territoire a insisté sur le fait que son ministre de tutelle se donne comme mission d’accompagner toutes les corporations qui travaillent dans l’aménagement du territoire.

Le point d’orgue arrive avec les deux exposés du jour. D’abord avec le professeur Urbain Menga, qui a développé la question des »établissements informels de Kinshasa face au changement climatique ». Ce dernier a commencé par affirmer que les changements climatiques sont une réalité dans la ville de Kinshasa. Pour preuve, la température de Kinshasa qui était de 23,5°dans les années 60 et de 24,2° dans les années 80 soit une augmentation de 0,7° en trois décennies.

 

Le prof Menga démontre à travers de nombreux exemples la différence entre les cités formelles construites pendant la colonisation et les cités informelles construites après la colonisation. Cette différence amène différentes conséquences notamment, la densification parcellaire, modification de logements, habitation des zones non aedificandi, une précarité physique et juridique de l’habitat. La plus grande conséquence est les changements climatiques avec une pluviosité énorme. Il préconise le retour à l’architecture bioclimatique, la mise en place des cités vertes, l’arboriculture urbaine, Low Tech( matériaux naturels) et une technologie Propre.

 

Le deuxième intervenant Alexis Tshiunza est revenu sur l’architecture tropicale à Kinshasa, l’histoire d’un combat pour une ville saine. Il démontre que la ville de Kinshasa est devenue une ville non saine. Cela est dû aux rues qui sont devenues impraticables car construites sans prise en compte de fortes pluies dont Kinshasa à l’habitude stagnation de l’eau, présence des moustiques, construction en zones inondables et les érosions et glissements.

 

En dernier lieu, le président de l’Ordre des architectes a remercié tous les participants qui ont répondu nombreux à cette manifestation.

David Mukendi /CongoProfond.net

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Corridor de Lobito : Tshisekedi mise sur un projet clé pour connecter l’Afrique au monde

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Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi , a présenté le projet du corridor de Lobito comme un levier stratégique d’intégration économique et de consolidation de la paix en Afrique centrale, lors du 5ᵉ Forum diplomatique d’Antalya, ouvert ce vendredi en Turquie.

Intervenant au panel des Leaders consacré au thème « le rôle de l’appropriation régionale dans un monde en transformation », le Chef de l’État congolais a mis en avant cette initiative comme un projet structurant appelé à renforcer les connexions entre l’Afrique et les marchés internationaux.

« Je fais ici référence, par exemple, au projet majeur qui suscite actuellement un intérêt partagé en Afrique centrale : le corridor de Lobito. Ce corridor d’intégration économique permettra d’acheminer les productions vers des centres de consommation situés sur d’autres continents », a déclaré le Président Tshisekedi.

Selon lui, cette infrastructure illustre l’importance d’une coopération régionale renforcée et traduit la volonté des États concernés de promouvoir un environnement fondé sur la stabilité, la paix et le respect mutuel des intérêts.

Le corridor de Lobito, en cours de développement, est ainsi perçu comme un axe stratégique majeur pour faciliter les échanges commerciaux, désenclaver certaines zones de production et positionner davantage l’Afrique centrale dans les chaînes de valeur mondiales.

 

Dorcas Ntumba

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