À la Une
Kongo Central : une centaine d’organisations féminines sollicitent une audience auprès de Fatshi !
Dans une correspondance parvenue à CONGOPROFOND.NET, des femmes leaders des mouvements associatifs du Kongo Central demandent de rencontrer le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, afin d’exprimer leurs désidératas. » Nous sommes convaincues que seule une femme pourra sortir le Kongo Central de l’opprobre qu’il a subi et évitera les conflits qui minent les hommes, lesquels utilisent les jeunes à leur solde », ont-elles d’entrée de jeu indiqué.
Rappelant que depuis 1962, sur les 33 Gouverneurs qui ont dirigé notre province, une seule a été femme. Il s’agit de Madame Nzuji wa Mbombo qui a laissé des traces indélébiles. » Et jusqu’à ce jour, la population ne cesse de parler d’elle… », ont insisté ces femmes réunies au sein de l’organisation dénommée » Espace Femme Kongo Central « .
A cet effet, elles ont affirmé se mettre à la disposition du le Président de la République pour cette audience qui pourra avoir lieu au jour et à la date de sa convenance.
D’ores et déjà, elles ont précisé que leur délégation sera composée de :
1. Annie Thérèse MBADU, Coordinatrice de la plate-forme Espace Femme Kongo Central,
2. Me Cherine LUZAISU, Présidente de l’Association des Femmes Juristes
Congolaise/K.C,
3. Me Bibiane BAKENTO, Conseillère Juridique de la Congrégation des Femmes qui s’élèvent comme des Mères,
4. Pasteur Adrienne MAYALA, Coordinatrice de l’Organisation pour la
Protection de l’Enfant et de la Femme,
5. Claudine BANANA, Chargée des Programme du Réseau Femme et
Développement du Kongo Central,
6. Fipère LUKEBA, Président du Parlement des Jeunes du Kongo Central
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
