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L’Activiste sociale Édith Mpunga formelle : ” Retenir à la maternité une accouchée vulnérable met l’hôpital en posture d’agresseur !”( Témoignage)

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” Mon histoire de “libérer” les accouchées “prisonnières” dans les maternités remonte en 1994. Nous avions, mon mari et moi, un centre médical privé “LA GLOIRE ” au Quartier 3 dans la commune de N’djili sur la rue MOBI. Nous accordions des échéanciers à certaines femmes pour s’acquitter de la facture d’accouchement, mais très peu arrivaient à honorer leurs engagements. Beaucoup profitaient du fait que Dr Diatazi était chrétien pour abuser de sa gentillesse”, a relaté Mme Édith Mpunga, Activiste sociale et initiatrice de l’Asbl EDIA ASSO 27, au cours d’un entretien à bâtons rompus avec CONGOPROFOND.NET. 

Puis de poursuivre : “Certaines femmes à qui la césarienne était programmée, refusaient de se faire opérer à l’hôpital de N’Djili, à 500m, car elles n’avaient pas de quoi avancer les frais d’une intervention chirurgicale. Elles venaient chez nous et étaient prises en charge à 100% par… compassion !”

” Il y avait celles qui nous laissaient des objets de valeur en consignation. Face à la croissance de cas, nous avions décidé de libérer après 3 jours, toutes les mères seules et isolées qui accouchaient sans césarienne mais qui n’avaient pas d’argent. Plusieurs parents, dans le district de Tshangu, pour nous remercier, n’ont pas hésité d’attribuer le nom de Diatazi à leurs enfants”, a-t-elle témoigné.

En 2016, lors de son séjour à Kinshasa, alors qu’elle passait faire un simple coucou à l’hôpital où elle a donné naissance à ses filles jumelles en 1993 et son dernier né, en 1995, la visite de Mme Mpunga s’est transformée en une action sociale et caritative. Émue de compassion, Mme Edith Mpunga a pris soin de payer les factures des frais de maternité pour libérer les mères et leurs bébés “prisonniers”. Leurs infortunés géniteurs sont plutôt accusés de “mauvaise foi” car ne pouvant pas payer lesdits frais 3, 6 ou 9 mois post partum. Le coût pouvait varier entre 30 et 300 USD.

Il convient de noter que les actions de l’activiste sociale Édith Mpunga ne se limitent pas qu’en faveur des bébés. Cette bienfaitrice organise des activités de partage comme celle du 22 décembre 2021, à Masina, au centre de santé Pilote et Maternité de Masina Q. 2, lors de l’opération “Redonner le sourire, la fête partout “.

Rappelons que d’autres actions similaires ont été menées les 1er mai, 3 mai et en août 2023, dans le district de Tshangu.
Les factures de maternité de 50 femmes ont étaient aussi gracieusement réglées. “ Ces femmes enduraient des souffrances interminables avant, pendant et après l’accouchement. C’est une forme de violence faite à la femme”, a déclaré Édith Mpunga.

Pour conclure, elle révèle : ” Poser un geste de générosité avec nos propres moyens est une façon pour nous de mettre un terme à cette souffrance pour sauver des vies. C’était comme une goutte d’eau dans l’océan. Nous avons vu des femmes et leurs bébés dormir à même le sol faute des moyens,… Certaines d’entre elles étaient dans l’espoir d’un acquittement, d’autres dans l’attente d’une personne de bonne volonté et comptant sur la pitié”.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 


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Kin, Goma et L’shi accueillent le 14ème Congrès de l’Union des Architectes d’Afrique en fin juin 2025

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Plus de 1500 délégués, provenant de tous les coins du continent noir, sont attendus dans 3 villes de la RDC ( Kinshasa, Goma et Lubumbashi), vers la fin du mois de juin de l’année prochaine, afin de prendre part au 14ème Congrès de l’Union des Architectes de l’Afrique autour du thème :«la résilience des villes africaines dans les zones industrielles et sismiques ».

Le lancement officiel de la campagne de ce 14ème Congrès a bel et bien eu lieu ce jeudi 24 mai depuis l’hôtel Hilton de Kinshasa.

Une journée riche en programme qui a permis aux participants ainsi qu’aux journalistes présents de s’imprégner des contours de cette édition 2025 qui se déroulera sur 3 villes congolaises.

Ce congrès sera une occasion en or pour présenter le potentiel inestimable de la RDC au monde comme le souligne l’architecte Fiyou Ndondoboni, président de l’Ordre national des architectes ( ONA). « La tenue de ces rencontres dans mon pays constitue un événement diplomatique majeur, contribuant non seulement à son rayonnement international mais aussi s’intégrant harmonieusement dans les efforts menés par le Président de la république Félix Tshisekedi Tshilombo sur le plan diplomatique », a-t-il appuyé.

Le président de l’union des architectes d’Afrique, l’architecte Donatien Kasseyet-Kalume, est, quant à lui, revenu sur le constat amère de la situation de l’architecte congolais qui est souvent oublié, voire pas considéré. « La présidence se rend chaque année aux différentes Conférences des Parties
(COP) sans architecte ni urbaniste pour discuter de l’avenir de notre nation en termes d’Environnement et d’environnement bâti(…). Le Premier Ministre, chef du Gouvernement, n’a jamais convoqué les architectes congolais lors des consultations qu’il organise à l’échelle de la Nation. Le ministère de l’Urbanisme, notre ministère de tutelle, a signé récemment un contrat de construction de 100.000 cités intégrées à ériger sur le territoire national, avec un groupe kenyan, certes, mais pas congolais… Y avait-il un impératif ? Si notre ministre de tutelle ne croit pas en nous, qui le fera ?”, s’est-il interrogé.

Aux partenaires multilatéraux de la RDC, l’architecte a interrogé : ” Oserions-nous vous demander le rôle réservé à l’architecte congolais dans le cadre de l’exécution de vos programmes d’aide ou de partenariat ?”.

Enfin, à ses consœurs et confrères architectes congolais, Donatien Kasseyet-Kalume a adressé son interpellation : ” Sommes-nous suffisamment organisés, préparés, outillés pour prendre la charge de notre rôle de conseil ?».

Représentant du Premier ministre, le ministre de l’Aménagement du Territoire de la République Démocratique du Congo, a fait savoir son espoir de voir les questions architecturales qui gangrènent la société congolaise trouver les réponses nécessaires. « Je suis certain que ce congrès va poser les prémices et les fondamentaux pour l’édition 2025. Je souhaite également que cela soit une occasion d’échange avec les partenaires sur les questions essentielles comme les opérations minières et les projets de développement de nos pays africains…»

A noter que ce lancement officiel de plus d’un an en avance a été voulu pour préparer ensemble une célébration réussie de cet événement mais également l’occasion de lancer l’appel à contribution au niveau du continent sur les thématiques choisies pour une matérialisation tangible du concept de coopération Sud-Sud tant souhaitée.

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET


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Bientôt le magazine CONGO PROFOND dans les kiosques à journaux : Simplicité, Pertinence et Découverte