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L’accord Tshisekedi-Kagame sous l’œil de Trump : Moni Della défie les sceptiques
Dans une déclaration au vitriol, le président du Conade salue un accord « historique » entre la RDC et les États-Unis, qu’il qualifie d’« accord du siècle » sous l’arbitrage de Donald Trump, face à une Europe qu’il juge impuissante.
Moïse Moni Della frappe fort. Le porte-parole du peuple, président du parti Conade et cofondateur de l’UDPS, n’a pas mâché ses mots en saluant ce qu’il considère comme une avancée géopolitique majeure pour la République démocratique du Congo : un accord en préparation entre la RDC et les États-Unis, sur fond de matières premières et de paix régionale.
« Félix Tshisekedi et Donald Trump sont en train de réussir l’accord du siècle », affirme-t-il. Pour lui, cet accord, comparable à celui signé entre les États-Unis et l’Ukraine, va bien au-delà de la simple coopération bilatérale. Il s’inscrit dans une stratégie globale qui pourrait rebattre les cartes de la géopolitique mondiale, en repositionnant la RDC comme un acteur central.
Trump, arbitre entre Africains
Moïse Moni Della va plus loin : il évoque une médiation directe de Donald Trump entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame dans un « accord de paix historique », qualifié sans détour d’« accord du siècle entre deux Africains, sous l’arbitrage du président des États-Unis ». Selon lui, cette dynamique pourrait définitivement clore les décennies de guerre d’agression contre la RDC, menée par le Rwanda via des rébellions téléguidées.
Une leçon à l’Europe ?
L’homme politique congolais n’hésite pas à égratigner l’Union européenne, qu’il qualifie de « bloquée », dominée par « l’orgueilleuse France de Macron », incapable de résoudre le conflit russo-ukrainien. Par contraste, dit-il, les États-Unis, « redevenus superpuissance incontestée sous Trump », sont en passe de conclure une entente majeure avec Kinshasa.
Une RDC stratégique
Pour Moni Della, la RDC n’est ni le Mali, ni le Burkina Faso, ni le Niger : « C’est le pays qui a permis aux États-Unis de mettre fin à la Seconde Guerre mondiale grâce aux minerais de Tshinkolobwe », rappelle-t-il. Un rappel historique pour souligner que le destin du monde s’est déjà joué à travers les ressources congolaises – et pourrait bien recommencer.
Fatshi, stratège silencieux
Il salue également la « diplomatie souterraine, agissante et percutante » du président Tshisekedi, qu’il félicite pour sa résilience face aux pressions extérieures et pour ne pas avoir cédé aux sirènes de l’axe Russie-Iran. « À tout seigneur tout honneur, le fils du Sphinx mérite les félicitations de la nation », insiste-t-il, comparant le chef de l’État à un médecin ayant « posé le bon diagnostic avant de prescrire une ordonnance ».
Vers un dialogue national ?
Mais l’homme politique avertit : l’accord doit désormais être intégré dans un processus politique interne. Il appelle à un dialogue inclusif sous l’égide des confessions religieuses (Cenco, Ecc, Comico, Kimbanguistes, Églises de réveil), pour laver les « linges sales en famille ». Il propose aussi une évaluation de l’accord après deux ans et son adoption au Parlement. « Rien ne vaut la paix, la paix n’a pas de prix », conclut-il.
Conclusion :
Dans une déclaration en forme de manifeste géopolitique, Moïse Moni Della place la RDC au cœur du nouvel ordre mondial, saluant le retour de la superpuissance américaine… et la prudence stratégique du président congolais. Reste à voir si cet « accord du siècle » tiendra ses promesses – et résistera aux critiques.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET