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Analyses et points de vue

La vérité derrière les rumeurs politiques : Un regard sans concession sur les élections du Haut-Uélé

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Depuis l’installation du bureau définitif de l’assemblée provinciale du Haut-Uélé, des rumeurs insidieuses tentent de semer le doute dans l’esprit du peuple. Ces allégations d’accords occultes entre certains candidats ne sont que des affabulations qui sous-estiment la maturité de notre population.

D’un côté, une équipe défaillante qui a façonné des promesses utopiques sans jamais en concrétiser ne serait-ce qu’une infime partie. De l’autre, émerge l’ambition d’un individu représentant un clan, manœuvrant au sein d’une nébuleuse qui vise à s’emparer du pouvoir pour étendre l’emprise économique de ses entreprises familiales, menaçant ainsi l’indépendance du Haut-Uélé.

Au milieu de ces deux extrêmes, se tient l’homme du peuple, celui qui a prouvé par ses actions, sans occuper de fonction publique, qu’il peut réaliser ce que d’autres ne font qu’annoncer, et ce, dans tous les secteurs. Son efficacité parle d’elle-même, défiant parfois les interdictions de ceux qui cherchent à se maintenir au pouvoir.

Il est clair qu’aucun accord, alliance ou rapprochement n’est envisageable avec des individus aussi disparates, aux actions si ambiguës. Le choix éclairé du peuple devrait se tourner vers celui qui incarne la véritable action et l’intégrité, plutôt que vers des individus dont les intentions sont troubles et les actes équivoques.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Analyses et points de vue

La carte du sous-sol congolais reste à Tervuren : la Belgique verrouille l’accès aux richesses stratégiques

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Le contentieux qui oppose aujourd’hui la Belgique à la RD Congo autour des archives géologiques coloniales n’a rien d’un simple différend technique sur la numérisation de documents poussiéreux. Sous les décombres apparents d’une querelle administrative entre État belge, gouvernement congolais et compagnie minière américaine KoBold Metals, c’est bien un affrontement géostratégique qui se joue.

Kinshasa voudrait accélérer l’exploration de son sous-sol en s’appuyant sur l’intelligence artificielle d’une entreprise américaine, afin de localiser avec précision les gisements de cobalt, lithium ou cuivre dont le monde entier a besoin. Mais Bruxelles refuse de livrer la cartographie minière à un acteur privé étranger sans lien contractuel avec elle, tout en affirmant qu’un projet européen de numérisation est déjà en route.

Derrière les arguments juridiques, une constante immuable des relations internationales se dévoile : les États n’agissent jamais par pure générosité, mais par calcul d’influence, de contrôle et d’intérêt. La position belge illustre avec une netteté presque cynique la manière dont la conservation patrimoniale peut servir d’instrument de puissance différée. L’Africa Museum de Tervuren détient un trésor cartographique unique.

Il détient des décennies de prospections, forages et relevés effectués sous administration coloniale, qui dessinent avec une précision remarquable la géologie congolaise. Ce savoir, Kinshasa voudrait aujourd’hui le confier à KoBold Metals pour en faire un levier de développement accéléré. Mais pour Bruxelles, l’enjeu n’est pas seulement de garantir une transmission ordonnée des archives : il est de contrôler le tempo, les modalités et les bénéficiaires de ce transfert.

En verrouillant l’accès direct à une entreprise non européenne, la Belgique ne défend pas seulement un processus formel ; elle préserve, au bénéfice de ses propres industries et de ses partenaires communautaires, un avantage informationnel patiemment conservé depuis l’indépendance. L’Union européenne elle-même, à travers le financement d’une numérisation publique des archives, agit.

Elle agit moins en médiateur désintéressé qu’en acteur stratégique soucieux de sécuriser l’approvisionnement futur en minerais critiques. En proposant un canal institutionnel exclusif, elle écarte implicitement l’entrée sur ce marché d’un concurrent américain qui dispose pourtant d’une avance technologique réelle dans le traitement des données par intelligence artificielle. Le message est clair : la RDC recevra ses archives.

Mais selon un calendrier, des règles et des circuits qui ne compromettent pas les intérêts miniers européens. Le contrôle des ressources naturelles congolaises, hier assuré par l’administration coloniale directe, passe aujourd’hui par la maîtrise des données, des normes et des temporalités. La souveraineté affirmée de Kinshasa se heurte à une souveraineté de fait de Bruxelles sur son propre passé.

Au-delà du cas belgo-congolais, ce différend révèle une vérité brutale des relations internationales contemporaines : l’accès aux ressources stratégiques demeure le moteur silencieux des politiques étatiques, fût-ce au prix d’une contradiction assumée avec les discours sur la coopération, la réparation ou le partenariat. La Belgique se présente comme garante d’un patrimoine commun en voie de restitution, mais elle en régule étroitement l’usage au profit d’un espace économique dont elle est membre.

La RDC, officiellement future propriétaire exclusive de ces données, se voit privée du droit d’en disposer librement et rapidement. KoBold Metals, entreprise innovante, est tenue à l’écart d’un marché que l’Europe veut capter. Dans ce théâtre d’ombres où se joue l’avenir de la transition énergétique mondiale, les archives de Tervuren ne sont pas seulement des documents historiques : elles sont une arme de domination lente, patiemment conservée dans les tiroirs d’un musée.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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