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La RDC appelle la Formule 1 à suspendre les discussions concernant le Grand Prix de Kigali

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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a exprimé, ce mercredi, son mécontentement à l’égard de la Formule 1, demandant la suspension des discussions en cours pour l’organisation d’un Grand Prix à Kigali, suite à l’agression du Rwanda en RDC.

Dans une lettre adressée au président directeur général de la Formule 1, Stefano Domenicali, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a salué l’ambition de la Formule 1 de promouvoir le Grand Prix en Afrique, tout en relevant que ce Grand Prix ne peut pas être organisé dans un pays qui endeuille les familles avec des armes en RDC.

La RDC a proposé que l’Afrique du Sud, un pays sans implication dans ce conflit, puisse accueillir cet événement sportif majeur.

Le Rwanda a, selon la RDC, intensifié ses attaques sur les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, provoquant depuis le début de l’année le déplacement de plus de 700 000 personnes

Le soutien du Rwanda au groupe armé M23, qui a causé la mort de 3 000 civils à Goma, a été vivement dénoncé par les autorités congolaises. La ministre rappelle que les Forces de Défense rwandaises (RDF) ont bombardé des zones civiles, détruisant des maisons et des infrastructures de santé.

Outre les graves conséquences humanitaires de ce conflit, la RDC a également exprimé des préoccupations économiques liées aux fonds utilisés pour organiser le Grand Prix. L’ONU a confirmé que le Rwanda participe activement à l’exploitation illégale des ressources naturelles dans les territoires occupés du Nord-Kivu, contribuant ainsi à financer la guerre dans la région.

La RDC estime que cette activité criminelle génère environ un milliard de dollars chaque année, ce qui alimente directement la violence.

WTK

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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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