Connect with us

Diplomatie

La RDC à New-York : « Il faut juger le crime d’agression, pas seulement ses conséquences », Samuel Mbemba

Published

on

Du 7 au 9 juillet 2025, la République Démocratique du Congo a activement pris part à la session extraordinaire des États parties au Statut de Rome, tenue au siège des Nations Unies à New York. Au cœur des débats : les amendements de Kampala portant notamment sur la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) à réprimer le crime d’agression et à garantir réparation aux victimes.

La RDC, représentée par le vice-ministre de la Justice en charge du contentieux international et ministre intérimaire de la Justice, Maître Samuel Mbemba, s’est positionnée en faveur d’une réforme du système judiciaire international. Il a plaidé pour que le crime d’agression soit placé sur un pied d’égalité avec les trois crimes déjà jugés par la CPI : le génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.

« Aujourd’hui, la Cour pénale internationale traite des conséquences du crime d’agression, à savoir le génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. Il est temps qu’elle sanctionne également directement le crime d’agression lui-même », a déclaré Maître Mbemba. « C’est une urgence. La RDC appuie résolument une résolution en ce sens », a-t-il insisté.

Le ministre a rappelé que la République Démocratique du Congo est l’une des principales victimes historiques de ce crime : « Nous avons subi l’agression la plus longue, plus de 30 ans, avec un bilan dramatique de plus de 13 millions de morts, sans compter les femmes violées, les enfants devenus orphelins, et les dommages écologiques ».

En participant activement à cette session, la RDC réaffirme sa volonté, sous le leadership du Président Félix Tshisekedi, de défendre un ordre mondial basé sur la sécurité, la justice et le respect du droit international. Membre du Statut de Rome, la RDC a d’ailleurs déjà ratifié les amendements de Kampala, qui permettent à la CPI d’engager des poursuites contre les auteurs d’agressions armées illégales, telles que définies par la Charte des Nations Unies.

Guillaume Modimola MYANDE

À la Une

Fin de mission pour la Britannique Alyson King : Kinshasa salue 3 années de diplomatie active

Published

on

L’Ambassade britannique à Kinshasa a organisé, le 16 avril 2026, une réception de haut niveau pour marquer la fin du mandat de 3 ans de l’ambassadrice Alyson King. Cet événement a été l’occasion de célébrer non seulement son action diplomatique, mais aussi la solidité des relations entre la République démocratique du Congo et le Royaume-Uni.

Plusieurs personnalités de premier plan ont pris part à cette cérémonie, parmi lesquelles des membres du gouvernement congolais, des diplomates, des opérateurs économiques et des représentants d’organisations internationales.

Une coopération bilatérale en plein essor

Dans son discours, l’ambassadrice sortante a salué les avancées enregistrées durant son mandat, mettant en avant un partenariat « en pleine croissance ». Cette dynamique s’est traduite par des visites de haut niveau, dont celles du ministre britannique des Affaires étrangères et du ministre chargé de l’Afrique, ainsi que par deux déplacements de la Duchesse d’Édimbourg en RDC. Ces échanges soutenus illustrent l’importance stratégique accordée par Londres à Kinshasa.

Des actions concrètes dans plusieurs secteurs clés

Au cours des 3 dernières années, la coopération entre les deux pays s’est renforcée dans des domaines essentiels.

Sur le plan humanitaire, l’aide britannique a permis de soutenir plus de 2,8 millions de personnes affectées par la crise dans l’est du pays, avec un accent particulier sur l’accompagnement des survivants de violences sexuelles.

Sur le plan économique, la création de la Chambre de commerce britannique en RDC vise à stimuler les investissements et les échanges, notamment à travers des financements dans les secteurs de l’énergie et des PME. Parallèlement, des initiatives environnementales ont été mises en œuvre pour préserver la forêt du bassin du Congo, notamment à travers le projet de Yangambi et le soutien à la recherche scientifique.

Une transition tournée vers l’avenir

En reconnaissance de son engagement, Alyson King a reçu deux distinctions honorifiques du Club Diplomatica, saluant son apport à la diplomatie et à la promotion des droits des femmes. Alors que la RDC renforce son rôle sur la scène internationale, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies, le Royaume-Uni entend poursuivre cette collaboration stratégique. L’arrivée prochaine de la nouvelle ambassadrice, Zoe Ware, s’inscrit dans cette volonté de continuité et de consolidation des acquis diplomatiques entre les deux pays.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading