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La peur de l’IGF impacte les recettes publiques : la DGI, la DGDA et la DGRAD ont réalisé des excédents budgétaires

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On relève de fortes performances dans la mobilisation des recettes publiques, en ce troisième trimestre de l’année 2021, par les trois régies financières, à savoir : la Direction Générale des Impôts (DGI), la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) et la Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales et de Participation (DGRAD).

Ces régies financières ont réalisé des excédents budgétaires par rapport à leurs assignations budgétaires respectives de l’année en cours, particulièrement celles du mois d’août dernier. Un succès inédit que tout le monde impute de manière unanime au contrôle de gestion qu’exercice l’IGF depuis sa remise en selle par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, dans sa détermination à changer la gouvernance de son pays, la République Démocratique du Congo.

Ainsi, la Direction Générale des Impôts a réalisé 115% des recettes sur ses assignations budgétaires d’août 2021 arrêtées à 336,8 milliards de CDF ; la Direction Générale des Douanes et Accises a mobilisé 160% des recettes sur ses assignations mensuelles d’août arrêtées à 224,5 milliards de CDF ; et enfin la Direction Générale des Recettes Administratives Domaniales et de Participation a atteint un taux de réalisation de 145% des recettes sur ses assignations évaluées à 149,6 milliards de CDF.

Comme on peut le constater, la DGDA vient en tête pour la mobilisation des recettes pour le mois d’août 2021 avec un taux de réalisation de 160%, suivie de la DGRAD avec 145% et de la DGI avec 115%.

Budget 2022 : la croissance de l’enveloppe assurée

Au regard de la performance dont les régies financières, considérées comme les principaux contributeurs à la constitution de l’enveloppe budgétaire de l’Etat, ont fait preuve, l’espoir est sans doute permis de voir le budget de l’exercice 2022 dépasser largement la barre de 10 milliards de dollars américains.

Car, hormis les régies financières qui ont eu à supporter seules pendant des annéesprès de 80% le budget de l’Etat, on note que depuis l’entrée en action de l’IGF, d’autres services publics qui, hier, n’apportaient rien comme contribution à la constitution du budget de l’Etat, ont commencé aussi à se manifester. Ce qui prouve que les gens placés à la tête de tous les services de l’État avaient d’autres visées, notamment celles de satisfaire leurs egos, plutôt que de gérer pour l’intérêt de la communauté.

Justice : les détourneurs doivent restituer les millions volés

Par ailleurs, l’opinion constate avec satisfaction que le travail de l’Inspection Générale des Finances impacte désormais positivement la mobilisation des recettes par les régies financières et autres services d’assiette de l’Etat. Malheureusement, les choses ne semblent pas suivre la même allure du côté de la justice, souligne-t-on.

Jusqu’ici, nombre de compatriotes s’interrogent sur la finalité des persones que la justice interpelle pour détournements des deniers publics. Bien que certaines sont même incarcérées, des millions de l’Etat empochés illégalement ne sont toujours pas retournés au trésor public. C’est comme si l’on se contenterait seulement de procéder à l’arrestation des présumés détourneurs, puis, rien comme résultat!

Alors, s’interroge-t-on, l’essentiel se limite seulement à arrêter au lieu de récupérer les biens détournés ? Si tel est le cas, ça ne sert à rien de faire du bruit pendant que l’objectif visé ne serait pas atteint. Ce qui pousse certains à croire que l’interpellation des détourneurs ferait plus le bonheur des magistrats véreux que profiter à la République et à son peuple.

Dom/Le Phare