Analyses et points de vue
La nébuleuse Grande Orientale : Un théâtre politique dantesque qui accompagne Jean Bakomito Gambu
Au cœur de la Nébuleuse Grande Orientale, émerge un paysage politique complexe, souvent comparé à une démocratie déformée, où les loups débattent avec les agneaux sur le menu du soir. C’est un royaume où ceux qui n’ont aucun lien avec la réalité circonstanciée à la province du Haut-Uélé s’évertuent à dicter les règles du jeu.
Dans ce tableau troublant, la province du Haut-Uélé se dresse, confrontée à un défi existentiel : ériger un rempart sécuritaire impénétrable contre les appétits criminels de Corneille Nangaa, des seigneurs de guerre locaux, des groupes armés étrangers et de leurs complices internes, avides d’exporter la mort dans cette contrée paisible pour exploiter les mines d’or.
Au sein de cette nébuleuse, les intérêts obscurs tissent une toile complexe, défiant toute logique rationnelle. Les enjeux politiques se mêlent aux intérêts personnels, créant un paysage où la vérité se dissout dans les marécages de la tromperie et de la cupidité. C’est ce qui pousse grand chef Constant Lungagbe à se lever pour protéger les terres ancestrales des accords politiques nocifs.
Le Haut-Uélé, autrefois un bastion de paix et de prospérité, est désormais pris en otage par des forces invisibles, œuvrant dans l’ombre pour semer le chaos et la terreur. Les habitants de cette province se retrouvent piégés dans un jeu mortel, où la survie quotidienne est un défi constant et la balkanisation de notre pays, une option dans leur quête immodérée du pouvoir, une sorte d’horizon probable.
Face à cette réalité sombre et brutale, il est impératif de briser les chaînes de l’oppression et de restaurer la dignité et la sécurité des citoyens du Haut-Uélé. Il est temps de défier l’ordre établi, de dénoncer les intrigues et les machinations, et de réclamer un avenir meilleur pour toutes ces provinces tourmentées. C’est la raison de la candidature du grand chef Constant Lungagbe au gouvernorat du Haut-Uélé.
La Nébuleuse Grande Orientale peut être un lieu où les loups et les agneaux dialoguent, mais il est temps que la voix de la raison et de la justice prévale sur les murmures sinistres de la corruption et de la violence. Le Haut-Uélé mérite mieux que d’être le théâtre des ambitions criminelles des seigneurs de guerre et de leurs sbires. Il est temps de briser les chaînes de l’oppression et de la peur, et de redonner espoir à ceux qui ont été oubliés dans l’ombre de la Nébuleuse Grande Orientale.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Analyses et points de vue
RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)
Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.
Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.
En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.
CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.
Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.
Le Processus de Réinsertion
Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.
A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.
Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.
Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.
Suivi psychologique pour les violences
Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.
La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.
Zagor Mukoko Sanda
