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Analyses et points de vue

LA MORT DE JESUS SERAIT-ELLE PUR ACCIDENT OU COMMENCEMENT DU PROJET DIVIN ? (Tribune de Pacôme-Didier MAZUNZE MULEMBA ,Séminariste en Théologie)

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Depuis très longtemps, nous nous sommes mis à réfléchir à nouveaux frais sur ce que certaines gens pensent de ce que pourrait exactement être la mort de Jésus. Cette hypothèse, bien entendue, a donné lieu de croire que la mort de Jésus serait absolument une mort accidentelle, mieux encore une réalité anodine, pour ne pas dire banalisante. Une mort qui exclurait tout impact salutaire dans la vie de la personne qui se trouve enracinée dans le christianisme. Alors ne voulant pas être complice du malheur dans lequel nos frères seraient tenus , nous avons choisi de briser le silence pour en dire, dans quelques lignes, ce que serait exactement cette mort dans notre conception chrétienne. Raison pour laquelle cette réflexion tient pour titre : La mort de jésus serait-elle pur accident ou commencement du projet divin ?

Déjà notre seigneur, Jésus-Christ, révèle tout d’abord le mystère de sa personne, comme on peut le remarquer dans le passage scripturaire selon saint Jean à travers tout le sixième chapitre. De là, il en sort des épisodes qui nous ouvrent dans : « Le miracle du pain », « la recherche de la solitude », « la marche sur les eaux » etc… Toutes ces réalités attirent l’attention plus concrètement sur la personne et l’action salutaire de Jésus. La personne physique de Jésus était en danger comme nous rapportent les écritures (lire la passion de Jésus-Christ selon Jean 18) de par son franc parler, et elle était pour d’aucuns une cause d’un grand malaise que nul ne pouvait comprendre, ni supporter. Pourtant, tout ce dont parlait Jésus avait bel et bien un sens profond, aussi une influence parlante dans plusieurs domaines notamment dans le social, la politique, la religion, et que dis-je encore… d’ailleurs, lors de son accusation devant Pilate, celui-ci, lui-même, sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit: « Pour moi, je ne trouve aucun crime en lui… » (Jean 18,38).

Mais malheureusement comme toujours, la vérité, la justice, et le bon droit ne font encore lit que très difficilement dans la vie des humains.
Jésus est venu parmi les hommes pour les guérir, les relever, leur pardonner. Chaque parole qui sortait de sa bouche, chaque acte qu’il posait n’était qu’amour. Le Pape François dans sa lettre MISERICORDIAE VULTUS (Kinshasa, Médiaspaul, 2015, p.14.) affirme bien cela en ceci:  » la mission que Jésus a reçue du Père a été de révéler le mystère de l’amour divin dans sa plénitude. l’évangéliste Jean affirme pour la première et unique fois dans toute l’Écriture : << Dieu est amour>> (1 J’ 4, 8.16). Cet amour est désormais rendu visible et tangible dans toute la vie de Jésus. Sa personne n’est rien dautre qu’amour, un amour qui se donne gratuitement. »

Fort malheureusement, cet amour, quand il vient dans ce monde, dans nos communautés, dans nos associations, est souvent rejeté. On le voit bien autour de nous, certains qui se forcent de travailler pour la paix sont mis en prison ou tués (dans son sens large alors), d’autres qui œuvrent pour la justice ne sont pas écoutés. Nous-mêmes parfois refusons un geste de réconciliation qui peut se faire à partir de la pratique de l’hospitalité (Chrétiens Africains, appelés à la plénitude de la vie, de MUTONKOLE MPIANA WA KABOLE, Lubumbashi, Médiaspaul, 1987, p. 57.). Lematin de Pâques, il est ressuscité pour toujours, la mort est vaincue. Et bien, Jésus tellement amour qu’il est rejeté de façon très violente, pouvait-il en être remercié autrement ?

Dès le début comme nous l’avons dit précédemment, dans sa vie adulte, il rencontrait des obstacles et beaucoup cherchaient à lui être des ennemis que des amis. Pour ne pas mourir, il aurait fallu qu’il n’eut dit rien? Or, il n’était pas venu pour se taire. Alors que très jeunes encore, nous apprenions dans nos différents groupes de formation qui ont fasciné la genèse de notre jeunesse, et ont laissé des traces remarquablement comme caractères dans notre être, au point de dire même des traces faisant la quiddité de notre exister chrétien; nous en citons: le groupe Kizito et Anuarite(KA) mais aussi et surtout le Bilenge ya mwinda(BYM) : « Qu’il fallait toujours être ami de la vérité , et encore faudrait être crucifié pour la vérité au lieu et place de crucifier la vérité ».

Justement, comme Jésus, son amour l’engageait, c’est alors qu’il prenait des risques énormes et jusqu’à en mourir. Si Jésus avait accepté cette mort violente, c’était pour rester fidèle à lui-même et au projet divin de vie sur nous, lequel projet devait se réaliser par le sacrifice de sa propre vie, par le Sang précieux de Jésus-Christ, lui, le fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles : il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, engendré, non pas créé, de même nature que le Père ; et par lui tout a été fait. Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel; par l’Esprit-Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau…(Credo Symbole de nicée-constantinople). Ainsi, dans le déploiement et la plénitude, son amour l’emporte toujours, jusqu’au temps que nous ne puissions moins encore imaginer.

A la veille de son martyre, Jésus a doté l’humanité du plus grand don qui soit: le sacrifice de la Croix anticipé dans l’Eucharistie. Nous appuyant sur Mt 26, 26-29 : »Or, tandis qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples en disant «Prenez, mangez, ceci est mon corps.» Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant :«Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu’au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon Père.»

Τούτο ποιετε είς την εμέν αναμνήσις (Faites ceci en mémoire de moi). Tel a été l’ordre de réitération que Jésus a laissé à l’humanité dans lequel se trouve incluse notre « Opus Redemptoris. »

Certains auraient la prétention et l’intention de mettre Judas sous les mauvais projecteurs, en l’incriminant d’avoir un rôle négatif dans l’histoire du salut. En effet, aussi étrange que cela soit, Judas n’eût joué qu’un rôle de figurant. Sa personne et le rôle qu’il eût joué étaient des obstacles contre lesquels Jésus se heurter afin que se manifestât le dessein salvifique de Dieu pour l’humanité.

Soutenir et croire que la mort aurait pris Jésus au dépourvu ou lui aurait imposé ses contraintes est une manière de se mettre hors la marge du salut apporté par Jésus dont la mort nous a octroyé l’espérance de jouir, un jour, de la félicité céleste et éternelle.
En définitive, il est vrai que la mort de Jésus, après quelques illustrations, ne se présente plus comme une mort accidentelle, au contraire comme une mort dont découle notre propre salut, notre rédemption. En s’offrant en sacrifice sur la croix, c’était, sans doute aucun, pour que nous ayons la vie et que cette dernière advienne en nous en abondance. Ainsi, nous l’affirmons davantage qu’il est l’Agneau véritable qui a enlevé le péché du monde: en mourant, il a détruit notre mort; en ressuscitant, il nous a rendu la vie. ( Comme le chante bien la première préface de Pâques).

Une mort salvatrice, une mort qui a fait de nous des enfants de Dieu, ainsi pouvons-nous dire: « Vous êtes digne de recevoir le livre et d’en ouvrir les sceaux; car vous avez été immolé et vous avez racheté pour Dieu, par votre sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation » (Apocalypse 5,9); une mort qui s’est transformée en chemin de gloire, bref une mort conçue comme notre propre rédemption et non comme une erreur, un accident, un passe-temps. La mort rédemptrice de Jésus nous apporte le rachat, et c’est en ce sens qu’elle devient comme un gain pour nous qui croyons en son OPUS REDEMPTIONIS.

Pacôme-Didier MAZUNZE MULEMBA
Séminariste en Théologie

Analyses et points de vue

RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)

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Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.

Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.

En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.

CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.

Le Processus de Réinsertion

Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.

A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.

Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.

Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.

Suivi psychologique pour les violences

Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.

Zagor Mukoko Sanda

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