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La CAF exige à la FECOFA la révision de ses textes avant les élections !
Dans sa correspondance de ce 24 novembre 2021 adressée à la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), la Confédération Africaine de Football (CAF) a évoqué plusieurs préalable avant l’organisation des élections au niveau de l’instance nationale du sport-roi.
Selon cette organisation qui dirige le football africain, il y a un disfonctionnement et une insuffisance des textes à la FECOFA. De ce fait, elle a formulé quatre grandes recommandations, entre autres, la révision des textes, tout en précisant qu’elle prête son soutien matériel et technique à la FECOFA pour y parvenir.
Voici par ailleurs les points essentiels de la correspondance de la CAF :
➡️ Les dysfonctionnements et la situation financière actuels de la FECOFA, l’insuffisance des textes qui la régissent à ce jour exigent une profonde restructuration. Les textes actuels n’offrent aucune solution viable aux défis de la FECOFA, ne sont d’ailleurs plus en accord avec les principes de bonne gouvernance appliqués maintenant par la FIFA et la CAF.
➡️ La CAF et la FIFA sont prêtes à apporter un soutien matériel et technique à la FECOFA pour réviser ses textes, restructurer l’administration et mettre en place une nouvelle stratégie financière et marketing afin de rendre la FECOFA performante comme elle pourrait l’être.
➡️ La CAF a par ailleurs invité le président ad intérim de la FECOFA, le directeur financier, le secrétaire général, le deuxième vice-président et le directeur technique à une réunion qui aura lieu: au siège de la CAF au Caire le 02 décembre. Dans cette réunion une feuille de route commune entre la FIFA, la CAF et la FECOFA sera établie pour favoriser la réussite de cette mission.
➡️ La CAF invite la FECOFA à suspendre dès maintenant la procédure électorale en cours, dont personne ne peut sérieusement nier qu’en l’état, elle ne permettra en aucun cas de trouver des solutions aux problèmes auxquels la FECOFA est confrontée.
Il faut noter que les élections de la FECOFA était prévues pour le 28 décembre prochain. Mais la CAF a recommandé leur suspension.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Lingwala endeuillée : Nathan Kashala, un jeune étudiant tué par balles après la finale Barça–Real
La finale de la Supercoupe d’Espagne opposant le FC Barcelone au Real Madrid, disputée le 11 janvier dernier en Arabie Saoudite, devait être un simple moment de passion sportive. À Lingwala, dans le centre de Kinshasa, elle s’est tragiquement transformée en scène de mort.
Nathan Kashala, 23 ans, étudiant en première année LMD/Droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), a été abattu de 4 balles devant la parcelle familiale située au n°202 de l’avenue Bolongo, dans la commune de Lingwala.

2 frères, 2 clubs, une même passion
Fan déclaré du Real Madrid, Nathan avait suivi la rencontre aux côtés de son jeune frère Ruben Ntambua, sympathisant du FC Barcelone et également étudiant. Après le coup de sifflet final, les deux frères regagnent leur domicile et décident de patienter devant le portail, attendant le retour de leur oncle avec qui ils partagent le même logement.
Il est un peu plus de 23 heures lorsque Ruben aperçoit leur oncle au loin. Dans une atmosphère encore marquée par les taquineries d’après-match, il se met à se moquer de lui à distance, l’oncle étant lui aussi supporter madrilène.
L’irruption fatale de militaires armés
C’est à ce moment précis qu’une moto surgit et s’arrête devant les deux étudiants. À son bord : un conducteur et 2 passagers, tous 3 en uniforme des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Les militaires interrogent les deux jeunes sur leur présence dans la rue à une heure tardive. Nathan et Ruben expliquent calmement qu’ils rentrent d’un match de football et qu’ils se trouvent devant leur propre domicile, attendant simplement leur oncle, déjà en vue.
Une escalade brutale et incompréhensible
La situation dégénère soudainement. L’un des militaires se saisit de son arme et se dirige vers l’oncle, qui, ayant compris le danger imminent pesant sur ses neveux, s’était mis à courir vers eux pour leur porter secours. Face à face avec le militaire armé, l’oncle est sommé de s’agenouiller. Pour le contraindre, le militaire tire deux coups de feu en l’air.
Terrifié par la scène, Ruben s’agenouille à son tour et supplie son grand frère Nathan d’en faire autant. Alors que ce dernier s’apprête à obtempérer, le militaire ouvre le feu.
4 balles pour une vie
Une première balle atteint Nathan à la cuisse. Sous la douleur, il s’effondre au sol. Le militaire s’approche alors de lui et, sans ménagement, lui tire 3 autres balles dans le ventre, à bout portant.
Les assaillants prennent immédiatement la fuite, laissant derrière eux une scène d’horreur et une famille brisée.
Mort à l’arrivée à l’hôpital
Transporté en urgence à l’Hôpital du Camp Kokolo pour une prise en charge médicale, Nathan Kashala n’y arrivera pas vivant. La famille sera informée de son décès peu après son admission.
Originaire de Mbuji-Mayi, fils d’un pasteur, Nathan n’était à Kinshasa que pour poursuivre ses études universitaires, tout comme son frère. Dans le quartier, l’émotion est vive et les questions fusent.
Un crime qui interroge et scandalise
À Lingwala comme à Mbuji-Mayi, habitants et proches peinent à comprendre les raisons d’un tel acharnement. Comment une simple attente devant un domicile, après un match de football, a-t-elle pu conduire à l’exécution sommaire d’un étudiant sans défense ?
Ce crime crapuleux, impliquant des hommes identifiés comme appartenant aux FARDC, relance avec force le débat sur les abus, l’usage disproportionné des armes et l’impunité persistante. Pour la famille Kashala, une seule exigence demeure : vérité et justice pour Nathan.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
