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Kwilu : le Projet « PASDFF » officiellement lancé
Le Projet d’Appui à la Sécurisation des Droits Forestières et Fonciers a été officiellement lancé ce jeudi 24 Septembre 2020 au Village Kingwaya dans le territoire de Bulungu.
Avec comme objectifs : Assurer la sécurisation et la reconnaissance des droits fonciers et forestiers des communautés locales et peuples autochtones et la réduction de la pauvreté, ce projet concerne 5 provinces dont le Kwilu, Sud Ubangi, Kongo Central, Maï-Ndombe et Kwango pour une durée de deux ans. Il est financé par Tenure Facilities basé à Stockholm, exécuté par le Congolese Ressources Institute, CRI en sigle, une organisation membre du Consortium 5C qui est coordonné par le Centre d’Appui à la Gestion Durable des Forêts Tropicales(CAGDFT).
Selon Jarline KASANDA, Chargée des Programmes au CRI : « dans un premier temps, les communautés locales de Mbanza et Mbonga Kakesa sont les plus concernées étant donné qu’elles subissent des pressions de la multinationale à capital colombien qui s’active dans l’achat des terres rurales dans le secteur de Nko ».
Et d’ajouter : « la question de l’occupation du sol se veut préoccupante dans la mesure où la plupart des terres communautaires sont expropriées et vendues à des tiers, surtout dans ce secteur ».
Dans son mot, Bernadin MWANKIMI NGAPANA, Administrateur du Territoire de Bulungu a affirmé son engagement d’accompagner le Projet qui s’aligne dans l’objectif du gouvernement de la RD. Congo à travers le PNFB2 pour son aboutissement dans le Territoire de Bulungu avant de lancer officiellement les activités.« Ainsi, je lance officiellement le Projet d’Appui à la Sécurisation des Droits Forestiers et Fonciers des Communautés Locales et Peuples Autochtones dans le Territoire de Bulungu… », a-t-il indiqué.
Il sied de signaler que ce Projet s’inscrit dans la vision globale du gouverneur de la province du Kwilu, Willy ITSUNDALA SANG, à travers le troisième pilier du programme d’action de son gouvernement qui stipule : « Relancer la production agro-pastorale, améliorer les voies de communication et protéger l’environnement » avec comme objectif « encourager les initiatives de la foresterie communautaire » pour accompagner les communautés dans la sécurisation de leurs tenures traditionnelles tout les en responsabilisant d’être elles-mêmes les acteurs et bénéficiaires de leurs actions, mais surtout de leurs développements.
Par la même occasion un premier Arrêté octroyant la CFCL de Kingwaya a été officiellement remis aux représentants coutumièrement attitrés de cette communauté qui n’ont pas manqué d’exprimer toute leur gratitude à l’endroit du gouverneur et ont promis d’en faire bon usage.
Notez que juste après cette cérémonie, s’en sont suivies les activités de formation et de sensibilisation des autorités politico-administratives locales sur le processus de la foresterie communautaire.
Mais juste avant, pour s’aligner à l’actualité de l’heure, une sensibilisation de la notabilité de Bulungu dans la lutte contre la Covid19 à travers une caravane motorisée sanctionnée par les mots du Médecin Chef de zone et de l’Administrateur du Territoire a été organisée dans le Chef-lieu du Territoire.
La prochaine étape serait la sensibilisation des communautés locales de Mbonga Kakesa et Mbanza sur la plus value du processus dans leurs milieux.
David MAYELE/ congoprofond.net
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
