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Kwango : Voici pourquoi Peti-Peti ne veut pas travailler avec le Renovac

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Le remaniement opéré au gouvernement provincial du Kwango aura laissé des séquelles dans les milieux politiques locaux. Pour cause, l’absence des ticket du parti politique Renovac du feu Eyrolles-Michel Mvunzi Meya dans la nouvelle équipe de Jean-Marie Peti-Peti Tamata.

Aux termes de ce remaniement, le gouverneur du Kwango a ignoré ce deuxième poids politique de l’assemblée provinciale. Si le ministre de l’environnement Édouard Mayikwango a démissionné du gouvernement peu avant le remaniement, celui de la santé Lamama Ndandu Akamba a été été simplement évincée et remplacée par un cadre du Palu.

La situation fait planer des questions dans le chef des observateurs, d’autant plus que le Renovac est le parti du vice-gouverneur Léopold Kangulumba. Que s’est-il passé ? Le gouverneur Jean-Marie Peti-Peti a composé seul le gouvernement, sans en informer son vice-gouverneur ? Ou c’est Kangulumba qui ne veut pas y voir un camarade de son parti!

Pour Emery Kunga, un jeune kwangolais qui réagit sur Facebook, cette situation dessine l’absence de feu Eyrolles-Michel Mvunzi Meya.

Selon des sources proches du gouvernorat, Jean-Marie Peti-Peti a ignoré le Renovac, malgré son poids politique, pour le punir. Ces sources ont fait savoir à CONGOPROFOND.NET que le RENOVAC se trouve dans l’opposition contre les institutions de la province. Le parti du vice-gouverneur serait en effet au Conseil d’État pour obtenir l’éviction du gouverneur et aurait monté une motion pour déchoir le bureau de l’assemblée provinciale. Selon nos sources, les autres membres de l’assemblée se seraient désolidarisés et auraient vendu la mèche.

On espère que le Renovac réagira ou le vice-gouverneur se prononcera face à cette affront.

Wait and see.

 

Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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