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N’Sele : Léon Kengo et le footballeur Lelo Mbele cités dans un conflit foncier ayant déjà fait 3 morts !
L’ancien président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, et ses associés, Blaise Lelo Mbele ainsi que les cliniques universitaires, sont impliqués dans un conflit foncier qui les oppose à la population de Moba Nse, dans la commune de la N’sele.
Trois morts, bilan d’une démolition, tournée en scène d’oppression, ordonnée par Blaise Lelo qui exige de la population de vider le lieu, alors qu’elle l’occupe depuis 1994. C’est de ce fait que la députée provinciale Mutinga Kyet a lancé un cri d’alarme, implorant l’implication du gouverneur dans ce dossier afin que chaque partie soit remise à la raison.
Dans un courrier envoyé au gouverneur Gentiny Ngobila, Kyet Mutinga alerte sur la perturbation de l’ordre public et l’insécurité qui règne depuis la reprise des hostilités dans ce coin de la ville où plus de 20.000 habitants y siègent.
L’on note que la population habitant dans cette partie à conflit avait bénéficié des cessions coutumières depuis 1994, et est déguerpie à ce jour par des individus qui réclament l’appartenance.
Sain Jean-Eude’s Miense/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
