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Kwango : voici pourquoi le gouverneur Willy Bitwisila n’a pas chiffré son programme gouvernemental

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Lors de la présentation en plénière de son programme gouvernemental en vue d’investiture de son gouvernement, le gouverneur Willy Bitwisila a surpris tout le monde. Il n’a pas fourni de chiffre en rapport avec le budget relatif à son plan d’action.

Les députés provinciaux, qui se sont voulus clairvoyants, on posé des questions principalement sur l’absence de détails sur le budget. Ils ont déploré également l’absence de mention de ressources financières. Les députés Mathilde Muzinga, Ignace Inkalaba, et Detsheque Mfutila Mwaku notamment, sont revenus plusieurs fois sur cette affaire, avant de sensibiliser leurs collègues à voter ce programme, pour l’espoir qu’il suscite en faveur de la province du Kwango.

La réponse du gouverneur a tétanisé l’assistance ! Alors qu’on l’attendait solliciter un délais pour apprêter ses réponses, Willy Bitwisila a donné un leçon magistrale à l’Assemblée provinciale du Kwango.
D’abord, il fait savoir qu’il était conscient qu’un programme devrait être chiffré. « Mais un programme es chiffré si l’on maîtrise les chiffres de la province. Les chiffres ne doivent pas tomber sur ciel ». Il a ajouté : il n’y a aucun service de la province, qui est capable de nous dire, en ce moment-ci, ses capacités ».
_ »notre province souffre d’un manque criant d’instruments économiques et financiers de gestion permettant de chiffrer de manière responsable et réaliste un programme »_, a-t-il expliqué.

Son constat depuis la prise de fonctions est que « tous les services devant concourir à cette fin fonctionnent demanière cavalière et méritent à présent d’être réorganisés »

Toutefois, « au regard de ce que son gouvernement compte réaliser, un coût total estimatif de deux mille huit cent dix milliards quatre cent deux millions de francs congolais (2.810.402.000.000,00) »

En suite, il a fait savoir qu’il n’a rien hérité de ses prédécesseurs en terme de finances. « Nous n’avons rien trouvé à la caisse. Les caisses de la province sont vides à ce jour. Et donc, je ne peux chiffrer un budget que sur base d’argent disponible. Or, vous le savez, les caisses sont vides... », a-t-il renseigné. Le gouverneur du Kwango a dit toute la vérité : il n’a trouvé que 48.000.000 de francs congolais à la banque, somme de recettes des examens d’État !

Enfin, il a sensibilisé les députés provinciaux, représentants du peuple, à travailler avec lui pour le salut du Kwango, pour doter à la province les moyens nécessaires pour avancer.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

À la Une

HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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