Société
Kwango : un trou transformé en lac bloque la circulation sur la route nationale numéro 1, les usagers lancent un SOS
À Kenge, chef-lieu de la province du Kwango dans le Grand Bandundu, un immense trou formé par l’érosion et les pluies diluviennes s’est érigé en un véritable lac, entravant gravement la circulation sur l’axe routier stratégique menant vers Kikwit. Ce phénomène, qui s’aggrave de jour en jour, menace non seulement la sécurité des passagers, mais paralyse également le transport des personnes et des biens dans cette partie de la RDC.
Le week-end dernier, à l’occasion de l’assemblée générale du Barreau du Kwilu, qui a avait commencé depuis le lundi et va prendre fin le mercredi et le jeudi le congrès,plusieurs avocats en provenance de Kenge et d’autres localités ont été confrontés à ce gouffre qui avale tout sur son passage. Dans une scène devenue virale, un bus Mercedes de la société publique Transco a été englouti jusqu’aux portières, illustrant l’ampleur du danger.
Les Avocats de Barreau de Tshikapa au Kasaï – central, en connaissent le même sort pour aller dans leur Assemblée générale.
« Nous avons éprouvé d’énormes difficultés. Ce trou est un piège mortel. En plus du risque, cela nous coûte cher pour contourner ou s’en sortir », confie à *Congoprofond.net* un avocat sous anonymat, arrivé tant bien que mal à Kikwit.
Face à l’inaction prolongée des autorités provinciales et au silence du gouvernement central, la population et les usagers lancent un cri d’alarme : un appel urgent à l’intervention pour réparer cette route d’intérêt vital. Sans cela, les déplacements vers le Kwilu risquent de devenir un calvaire permanent.
Barca Horly Fibilulu Mpia
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
