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Kwango : le cousin du gouverneur bloque l’entrée en fonction du nouveau DG au FPSK
Le nouveau directeur général du Fonds de Promotion de la Santé du Kwango (FPSK), Marie-Antoine Kiluwa, peine à accéder à ses nouvelles responsabilités.
Pour cause, le retard dans la cérémonie de remise et reprise avec l’ancien bureau de ce service provincial.
Selon nos fins limiers, cette situation est voulue et entretenue par le cousin du gouverneur JM Peti-Peti, le nommé Jean Kitika, secrétaire de direction, qui assumait l’intérim à l’issue de la révocation de l’ancien directeur général, Alain Nazayabwa.
Selon nos sources, Jean Kitika, l’un de bras droits du « régime » de Kenge, gagne du temps et trouve des alibis en vue de se taper une prolongation à la tête de cette institution. Ainsi il empêcher le nouveau directeur général à prendre ses bureaux.
La plus forte raison évoquée dernièrement, c’est l’enterrement de son frère décédé à Kolokoso (village d’origine du gouverneur JM Peti-Peti), où il s’est rendu voici 10 jours.
Jean Kitika a pris soin de fermer ses bureaux et tout le monde attend.
Pour rappel, Marie-Antoine Kiluwa a été nommé par arrêté du gouverneur de province pour remplacer Alain Nazayabwa, accusé, lui, de détournement des deniers publics et autres malversations financières. Le FPSK est la deuxième régie financière de la province du Kwango, mise en place par l’ancien gouverneur Kanys Makofi Kabamba pour mobiliser des fonds pouvant servir de financement au secteur de la santé en vue de promouvoir le bien-être de la population. Plusieurs sources s’indignent de ne pas connaître les voies que prennent ses recettes.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
