Actualité
Kwango : la cité de Kimbau se vide, entre la police et la population, ça tire pour de vrai !
La cité de Kimbau, à 180 km à l’ouest de Kenge, dans la province du Kwango, s’est mal réveillée vendredi et samedi. La police et la population s’en prennent et des morts sont comptés.
Un jeune garçon, originaire du village de Kodi, arrêté et détenu dans l’amigo de la PNC/Kimbau a été retrouvé mort le matin de vendredi, de suite de coups lui administrés la veille, selon les sources locales.
Alerté, un groupe de jeunes s’est mis à la chasse aux éléments de la Police nouvellement affectés. Ces derniers sont en débandade.
Vendredi matin, une autre source a confié à CONGOPROFOND.NET que quelques policiers ont péri dans le combat entre des éléments de la police rattrapés et la population.
Selon une autre source, la population s’est attaquée à un élément de la Police et l’aurait tué avant de violer son épouse.
Jusque vendredi soir, les autorités de la police du Kwango basées à Kenge n’ont pas reçu les moyens pour pouvoir intervenir vers Kimbau. Selon un responsable de la Police, le gouverneur Jean-Marie Peti-Peti a trop tardé pour répondre à la demande de la hiérarchie de la Police.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
