Justice
Kongo Central : le ministre Samuel Mbemba Kabuya annonce un atelier sur les droits humains à Boma
Dans un climat encore marqué par les récentes tensions, la cité portuaire de Boma se prépare à accueillir un atelier de renforcement des capacités en droits humains destiné aux cadres et agents publics. L’annonce a été faite ce mercredi 03 septembre 2025, par le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, en mission officielle dans le Kongo Central.
« La Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, m’a dépêché ici à la suite des événements malheureux qui ont eu lieu, pour rencontrer la population et les cadres publics, afin de ramener l’entente entre les deux, mais aussi organiser un atelier de renforcement des capacités en droits de l’homme », a expliqué le ministre devant la presse locale.
Cet atelier, qui se tiendra dans les prochains jours, réunira les services de l’État, notamment les autorités administratives et les forces de sécurité. Les participants travailleront sur les principes fondamentaux des droits humains, la gestion professionnelle des crises et le dialogue constructif entre administration et population.
Pour Me Mbemba, l’objectif est clair : « Il est essentiel que nos cadres publics disposent des instruments nécessaires pour agir avec professionnalisme, protéger les citoyens et restaurer la confiance ».
Le choix de Boma, ville stratégique du Kongo Central récemment secouée par des émeutes, n’est pas anodin. À travers cette initiative, le Gouvernement Suminwa II entend montrer que l’autorité publique peut s’exercer sans porter atteinte aux libertés fondamentales.
Selon plusieurs observateurs, cette démarche illustre la volonté des autorités de privilégier la pédagogie et la prévention plutôt que la seule répression, dans une perspective de consolidation de l’État de droit et de pacification durable des centres urbains sensibles du pays.
Dorcas Mwavita
Justice
Derrière l’offensive judiciaire du GENOCOST, le poing d’acier de Guillaume Ngefa Atondoko
Alors que plus d’un million de dollars destinés à la mémoire des victimes du GENOCOST s’est volatilisé dans les limbes d’un contrat sans livrable, une main de fer a saisi la Justice au collet. Le communiqué du 17 avril 2026, ordonnant l’ouverture immédiate d’une enquête pour détournement de deniers publics contre les dirigeants du FRIVAO et la société DVO SARL, n’est pas qu’un simple paraphe ministériel.
C’est l’empreinte indélébile de Guillaume Ngefa Atondoko, Ministre d’État à la Justice et Garde des Sceaux. Dans une République où le bruit de l’argent sale couvre souvent les cris des victimes, cet homme a fait le choix radical du silence actif : celui qui prépare les perquisitions, identifie les comptes à geler et verrouille juridiquement la nasse autour des prédateurs présumés. La précision chirurgicale du communiqué porte sa signature intellectuelle.
Là où d’autres se contentent d’indignations de façade, Guillaume Ngefa Atondoko a armé le Parquet général près la Cour de Cassation d’un arsenal répressif complet : réquisitions bancaires, saisies conservatoires, et injonction de poursuites tous azimuts. Juriste rompu à la mécanique impitoyable de la loi anti-corruption, il a transformé une affaire qui sentait l’enlisement en une opération de police judiciaire d’envergure.
En posant la qualification de “détournement” et en exigeant le gel immédiat des avoirs, il a non seulement protégé les intérêts financiers de l’État, mais il a surtout érigé un rempart contre la honte : celle de voir les fonds du génocide congolais servir de pâture à des appétits privés. Le Ministre d’État Ngefa incarne ainsi l’espérance technique d’un État de droit qui ne négocie plus avec ses fossoyeurs. Il est ce rouage essentiel qui transforme la volonté politique en verdict inéluctable.
Par cette injonction historique, Guillaume Ngefa Atondoko rappelle à la Nation qu’entre la gabegie et la sanction, il n’y a plus qu’un seul rempart : l’intransigeance d’un grand commis qui a fait de la protection des deniers publics sa seule religion. Le message est sans ambiguïté : pour les pilleurs de la mémoire congolaise, la cavale administrative est terminée. La traque judiciaire a commencé, et elle a un nom.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
