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Kongo-Central : La Resideso déclenche une guerre contre la presse de Kimpese !
Entre le Chef de centre de la Regideso/Kimpese et les journalistes de cette cité, les relations sont passées au rouge ! La pomme de discorde : la mise en accusation du journaliste Joly Toko, animateur à la Radio Télé Communautaire de Kimpese (RTCK), sur plainte Salu Tuitu Albert, le Chef de centre.
Le Chef de centre de la Regideso de Kimpese se plaint des dénonciations faites par le journaliste sur les antennes de la RTCK en janvier 2023 sur la qualité de l’eau que son entreprise dessert à la population.
Joly Toko avait rapporté les plaintes de la population d’une bonne partie de Kimpese sur la mauvaise qualité de l’eau qu’elle consomme. La population qui s’est confiée au journaliste fait état notamment de la présence des vers de terre de surface (eisenia foetida) dans l’eau de robinets, de l’usure des tuyaux, et même la surfacturation.

« Ce qui choque celui qui l’accuse, c’est lorsqu’on lui reproche l’incompétence dans la gestion de la distribution d’eau potable », a expliqué Joly Toko à CONGOPROFOND.NET. Les consommateurs ont confié trouver des vers de terre et de la boue sortir des robinets.
« Nous avons tenté, à maintes reprises, de contacter les responsables de la Regideso pour avoir de l’éclairage sur ce problème, mais sans succès ».
L’affaire est appelée en citation directe [sous RP N°5291/CD] au Tribunal de Paix de Songololo et le journaliste attend de comparaître le 10 avril.
Les journalistes locaux font savoir que leur confrère n’a fait que son travail, en parlant de la gravité des faits et du risque d’infection de l’eau de cette Regideso qui met en danger la santé de la population. Pour eux, le Chef de Centre de la Regideso devrait mettre à profit les contenus des reportages de Joly Toko et prendre des dispositions pour améliorer son service, en lieu et place de s’ériger en chasseur et ennemi des journalistes.

Les journalistes de Kimpese saisissent es instances de défense de la liberté de presse, notamment JED (Journaliste en Danger) et OLPA ( Observatoire pour la Liberté de la Presse en Afrique), qui sont attendues pour protéger leur confrère et faire pression sur les autorités locales de Songololo pour exiger sa libération et la cessation immédiate des poursuites contre un journaliste qui n’a fait que son travail.
Justin-Robben Diasilua Kionga/CONGOPROFOND.NET
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Ebola à Butembo : Le Parlement des jeunes monte en première ligne contre la désinformation et la propagation du virus
Le Parlement des jeunes de Butembo, au Nord-Kivu, promet de se placer en première ligne dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. Cette déclaration a été faite ce vendredi 22 mai 2026 par le président de cette structure juvénile, Boxfish’angi Barack, lors d’un point de presse tenu au bureau communal de Kimemi.
« Nous, Parlement des jeunes, serons à la première ligne de défense pour lutter contre cette maladie à virus Ebola en respectant les mesures barrières », a-t-il promis.
La structure entend sensibiliser la population au respect strict des consignes sanitaires afin de prévenir toute contamination. Elle prévoit également de combattre l’infodémie ainsi que les discours de manipulation qui circulent au sein de la communauté.
« Lorsqu’il y a une maladie ou un fait social dans notre ville de Butembo, certaines personnes cherchent à manipuler la population en niant l’existence de cette maladie. Nous allons sensibiliser la population afin qu’elle s’approprie la lutte contre Ebola, car si nous ne faisons pas attention, cette maladie risque de nous ravager tous. Nous n’allons pas nous limiter ici : nous allons vulgariser le message et les jeunes auront un grand rôle à jouer dans ce combat », a ajouté le président du Parlement des jeunes.
Ce message intervient un jour après une tentative de sabotage visant une structure hospitalière située dans la commune de Bulengera. Selon plusieurs sources, un groupe d’hommes inconnus aurait tenté d’extraire de force un patient suspecté d’être atteint d’Ebola, après que sa famille eut contesté les résultats des analyses médicales. Les services de sécurité ont dû intervenir pour maîtriser la situation.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
