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Actualité

Kongo central : décès du celèbre Dr Jacques Courtejoie

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Le Docteur jacques courtejoie est décédé ce vendredi 23 juillet à la PDS/Boma au Kongo Central.

Son nom est associé dans l’imaginaire collectif comme étant un célèbre féticheur auprès de qui: tout nouveau riche était soupçonné d’avoir eu un « Kimbindi Nkuyu » de la part du puissant vieil homme, aussi bien toute mort ne pouvait pas être naturelle dans cette cité.

Son nom « courtejoie » n’étant pas étranger à ce mythe.

Qui est le Docteur Jacques Courtejoie?

Né en 1927 en Belgique, Docteur Jacques courteJoie est donc mort le vendredi 23 juillet à Boma (Mabaku). Il était probablement l’homme le plus respecté et le plus mythique du Mayombe.

Retour sur le parcours d’un homme qui aura marqué toute une région

C’est en sa qualité de médecin et ancien Expert de l’OMS que Jacques Courtejoie débarque au Congo en 1959. Il choisit pour cela de s’installer à Kangu où il devient vers 1961 médecin directeur de cet hôpital le plus beau et rayonnant du milieu. Très vite, il se fait parler de lui. D’abord en 1964, alors qu’il soignait à Kangu un des parents du président Kasa Vubu, il reçoit la visite du numéro un du pays qui lui demande de devenir l’homme à tout faire du milieu. Dès cette année là, il commence à recevoir des dons du gouvernement et de la coopération Belge.

Grâce à son savoir faire, l’hôpital de Kangu acquiert alors une renommée nationale et reçoit les visites de tout genre. CourteJoie opère gratuitement, il fait des miracles à Kangu grâce à son savoir faire.

Aussi, décide-t-il ensuite vers les années 80-90 de s’installer à Nsioni. Là il se construit un Camp à lui avec tous ses travailleurs : C’est le célèbre Camp courteJoie connu de tout ressortissant du coin.

Jacques Courtejoie voyait des besoins et des opportunités importantes, tant en termes de sensibilisation de la population au sujet de la santé qu’au niveau de la formation des infirmières et des médecins. En 1966, il fondait une ONG congolaise avec pour objectif de prendre un nombre d’initiatives spécifiques avec des collaborateurs congolais.

Le transport du matériel éducatif

Le nouveau Centre pour la Promotion de la Santé allait se spécialiser, d’une part, dans la création, le test, la réalisation et la diffusion d’outils simples pour l’éducation de base au sujet de la santé, suivant une approche qui soit adaptée au contexte culturel local. D’autre part, pour soutenir les infirmiers et les médecins, le Centre allait rédiger et publier une série de livres et manuels adaptés aux réalités de leur travail quotidien.

Initialement, le centre a été aidé financièrement par le Gouvernement congolais et plus tard par la Coopération belge et l’Organisation mondiale de la Santé. L’instabilité politique du pays a fait qu’une très grande partie de ce support a disparu dans les années 1990, mais plusieurs ONG internationales et donateurs privés ont continué à soutenir le Centre jusqu’à ce jour. Cette continuité est essentielle pour la poursuite des activités du Centre.

Pendant de longues années la direction du Centre a été assumée par Clément Nzungu Mavinga, décédé en 2015. A l’heure actuelle, le Centre est dirigé par Roger Mabiala Zimuangu Romazy (directeur). Jacques Courtejoie était resté associé au Centre en tant que conseiller technique. Vers début 2000 alors la maladie du SIDA fait rage.

Le désormais retraité docteur courteJoie se lance dans la sensibilisation. Avec CPS (centre pour la promotion de la santé) il aide des milliers des jeunes à la sensibilisation et à connaître la maladie, il multiplie des conférences dans les écoles.

C’est en ce moment là naîtra la très connue Bande dessinée « Monzeli ». Dans cet ouvrage il parle des jeunes à l’heure du SIDA, une histoire dramatique et originale qui se déroule à Mbata Lunzi dans la cité de Nsioni. Enfin, Parler de docteur courteJoie, c’est aussi évoquer son côté charismatique.

Au début des années 2000, il suffisait de se présenter comme ressortissant de Nsioni pour que tu sois respecter à Kinshasa ou dans les autres grandes villes du pays. La cité était connue bien sûr dans l’imaginaire comme la plus mystérieuse du Mayombe. Tout nouveau riche était soupçonné d’avoir eu un « Kimbindi Nkuyu » de la part du puissant vieil homme,aussi bien toute mort ne pouvait pas être naturelle dans cette cité. Son nom « courteJoie » laissait déjà présager un danger à tel point qu’on se méfiait de tout ressortissant de Nsioni surtout lorsque celui ci avait un peu de Makaya Ma TSI (fétiche).

Une chose est vraie, l’homme le docteur courteJoie restera immortel dans le Bas fleuve et plus précisément dans la cité de Nsioni.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

Politique

Réforme constitutionnelle en RDC : Blaise Omunyepa salue la position de l’ECC et appelle à l’unité nationale

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La fédération Haut-Uele 2 de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) a salué la récente prise de position de l’Église du Christ au Congo (ECC) sur le débat relatif à une éventuelle réforme de la Constitution de la République démocratique du Congo. Son président fédéral, Blaise Omunyepa, estime que cette déclaration constitue un appel à la responsabilité des acteurs politiques et sociaux, tout en invitant les différentes composantes nationales à privilégier la cohésion sociale et l’unité du pays.

Dans un entretien accordé ce lundi 8 juin 2026 à Congo Profond.net, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) dans la fédération du Haut-Uele 2, a exprimé sa satisfaction à la suite du message publié par l’Église du Christ au Congo à l’issue de sa 66 e session extraordinaire du Comité exécutif national.

Pour ce cadre du parti de l’opposition, la position de l’ECC traduit la volonté de préserver les fondements démocratiques de la République et de garantir le respect des principes consacrés par la Constitution.

Selon lui, l’intervention de cette importante confession religieuse intervient dans un contexte marqué par des débats de plus en plus soutenus autour de la question de la révision ou du changement de la Constitution. Il estime que la voix de l’ECC contribue à enrichir le débat public tout en rappelant la nécessité de respecter les mécanismes légaux prévus par les textes en vigueur.

« La cohésion nationale doit demeurer au-dessus de toute considération politique. Les acteurs sociaux, religieux et politiques ont la responsabilité de préserver l’unité du peuple congolais », a-t-il soutenu.

Profitant de cette occasion, Blaise Omunyepa a lancé un appel aux Églises de réveil ainsi qu’aux membres de l’Union sacrée de la Nation afin qu’ils privilégient le dialogue, l’écoute mutuelle et la recherche du consensus dans les discussions relatives à l’avenir institutionnel du pays. Pour lui, la stabilité de la RDC dépend de la capacité des différentes forces vives à transcender les clivages pour promouvoir l’intérêt général.

Le président fédéral de l’A.Ch Haut-Uele 2 affirme également observer une adhésion grandissante de la population à la vision politique portée par Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président national du parti. Il soutient que de nombreux Congolais se reconnaissent aujourd’hui dans le discours de changement, de bonne gouvernance et de respect de l’État de droit défendu par l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Alors que le débat sur l’avenir de la Constitution continue d’animer la scène politique congolaise, l’Alliance pour le Changement réaffirme son attachement au respect des principes démocratiques et appelle l’ensemble des acteurs nationaux à œuvrer en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité des institutions de la République.

Junior Kasamba

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