Connect with us

Actualité

Kongo Central : 60 jours de mission de service pour l’IGF à la CINAT de Kimpese

Published

on

 

Une délégation de l’Inspection générale des finances ( IGF) séjourne depuis le mardi 25 octobre dernier dans l’ancienne cité de Kimpese, actuelle ville de Bangu. Elle est conduite par KAYINDA LUKUSA, inspecteur des finances.

Replacée depuis le 8 décembre 2009 sous l’autorité directe du Président de la République, sans autorisation du Ministre des Finances, l’IGF a pour mission générale de vérifier et contrôler toutes les opérations financières de l’État, des entités administratives décentralisées, des établissements publics et organismes paraétatiques ainsi que des organismes ou entreprises de toute nature bénéficiant du concours financier de l’État, des entités administratives décentralisées et des établissements publics ou organismes para-étatiques sous une forme de participation en capital, de subvention, de prêt, d’avance ou de garantie.

Étant l’une des entreprises du gouvernement congolais, raison pour laquelle les inspecteurs de l’inspection générale des finances ont le déplacement du Kongo Central, plus précisément à la Cinat pour se rendre compte de la gestion de cette entité de l’État.

La cimenterie nationale de Kimpese, CINAT SA, est une société d’économie mixte à caractère industriel et commercial. Elle produit du ciment gris depuis 1970 dont le gouvernement détenait 60% des parts de la société. Elle est l’unique cimenterie nationale. Avant son arrêt en 2011, la Cinat produisait 1200 tonnes de ciment par jour, une capacité de production supérieure à celle de sa concurrente de l’époque, la Cimenterie de Lukala qui ne produisait que 800 tonnes par jour.
Après plusieurs tentatives de relance des activités de cette cimenterie nationale, les espoirs des travailleurs se sont finalement envolés. La dernière en date est celle de l’entreprise indienne Diamond Ciment. Contrat de partenariat signé avec le gouvernement congolais par le canal du ministère de portefeuille, grâce au plaidoyer mené par les élus du territoire de Songololo.

Un ouf de soulagement à la reprise des activités du côté des travailleurs qui ont accumulé plus de cinquante mois d’arriérés de salaire. La population de Songololo, bénéficiaire direct de cet outil de production, s’est frottée les mains et rendre grâce aux autorités d’avoir allégé leurs souffrances de manque d’emploi.

« Joie éphémère » tacle un habitant de la cité cimentière de Kimpese. La grogne a commencé.
« Les travailleurs abasourdis et savent à quel saint se vouer. Heureusement, l’inspection générale des finances a été alertée des disparités de gestion de la Cinat par syndicat de l’entreprise », se réjouit un notable.
Paul Mbungu, président de syndicat de la cinat Kimpese au cours de la réunion de prise de contact qui ont eu avec la délégation de l’IGF a exposé sans détour les maux qui gangrènent depuis 2011 la société anonyme.

« Le bon fonctionnement de la cinat est quasi bloqué par plusieurs difficultés, entre autres la megestion, la prise en charge des employés par l’employeur et le détournement des arriérés de salaire de plus de 12 ans des travailleurs par les gestionnaires », a rappelé le président de l’intersyndicale.

Tout est dévoilé, les inspecteurs de l’IGF ont donc soixante jours pour confirmer ou infirmer les allégations portées contre les gestionnaires de la Cinat par les travailleurs par le biais de leur représentant.
« Avec son endettement évalué à plus de soixante millions de dollars, l’avenir de la cimenterie nationale de Kimpese risque compromettant et ses gestionnaires risquent la prison ou la fuite, comme ce fût le cas dans d’autres entreprises du portefeuille où les détourneurs ont été arrêtés à cause des malversations financières constatées après contrôle de l’IGF », prévient un économiste.

Attendons voir les tenants et les aboutissements de la mission qu’effectuent les inspecteurs de l’inspection générale des finances à la Cinat Kimpese, sinon nombre d’observateurs sont pessimistes.

Justin-Robben DIASILUA K. et Meguy MASSAMBA/ CONGOPROFOND.NET

Actualité

Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression

Published

on

Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.

À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.

« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.

Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.

Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.

De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.

Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.

Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.

 

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

Continue Reading