Provinces
Kolwezi : À Bel Air, la terreur entre par effraction, l’État reste à la porte
Kolwezi, 2 mai 2025. Quartier Bel Air, commune de Dilala. Trois maisons éventrées à l’aube, des familles traumatisées, des blessés, du sang, des cris — et un silence assourdissant des autorités. Ce n’était pas une nuit comme les autres. C’était une nuit d’horreur. Une de trop.
Vers 3 heures du matin, des hommes armés, visiblement organisés, ont pris pour cible plusieurs habitations dans ce quartier résidentiel autrefois paisible. Mur démoli à coups de barres de fer, portes arrachées, vitres fracassées. Ce n’était pas un cambriolage, c’était un assaut.
« Ils ont détruit une partie du mur avant d’entrer avec des barres de fer. On aurait dit un film d’horreur », témoigne un habitant, encore sous le choc. Mais ici, personne n’a crié « coupez ! ». Car la scène était bien réelle. Et les victimes, livrées à elles-mêmes.
Chez M. Shadrack, les traces de cette nuit restent visibles et glaçantes : chambres vandalisées, sang au sol, regards vides. « C’est un miracle que nous soyons encore en vie », confie-t-il, la voix brisée. Sa famille dormait. Elle s’est réveillée dans un cauchemar.
Les agresseurs, menaçants, ont exigé argent, téléphones, objets de valeur. Ils criaient qu’ils tireraient si on ne coopérait pas. Même un nourrisson aurait été brutalement manipulé, selon des témoins.
Des millions de francs congolais en biens volés. Des vies fracturées. Et une peur qui désormais s’installe dans chaque maison de Bel Air.
« Nous ne sommes plus en sécurité. Les autorités doivent agir maintenant, pas demain », alerte un chef de rue. Ce cri, lancé dans le vide, résonne dans toute la commune. Car ce n’est pas la première attaque. Mais c’est peut-être celle de trop.
Les habitants réclament des patrouilles régulières, des enquêtes sérieuses, des arrestations concrètes. Pas des communiqués creux, pas des déplacements d’apparat.
Bel Air est en train de basculer. Et l’État ? Il regarde ailleurs. Ou pire, il dort pendant que ses citoyens saignent.
Alain Dunia
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
