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Koffi Olomide joue la carte de la sagesse et éteint le duel Fally–Ferré au Friday Show
En séjour en Côte d’Ivoire dans le cadre de la promotion de son concert marquant ses 70 ans et plus de 5 décennies de carrière, la légende de la rumba congolaise, Koffi Olomide, a livré une prestation médiatique maîtrisée sur le plateau de l’émission Friday Show à Abidjan.
Face à une question jugée sensible sur une éventuelle préférence entre Fally Ipupa et Ferré Gola, l’artiste a choisi la voie de la sagesse, désamorçant toute polémique.

Une réponse habile pour éviter la fracture
Interrogé sur son inclination entre les deux figures majeures de la musique congolaise contemporaine, Koffi Olomide a esquivé avec finesse : « Mon prénom contient deux F, Koffi… donc je préfère les deux. »
Une formule à la fois symbolique et diplomatique, qui a immédiatement suscité des réactions positives. Sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui ont salué cette posture d’équilibre, évitant d’alimenter une rivalité souvent amplifiée par les fans.
Retour aux origines : Quartier Latin en héritage commun
Au-delà de cette séquence virale, l’icône congolaise a également replongé dans l’histoire en évoquant l’intégration de Fally Ipupa et Ferré Gola au sein de Quartier Latin International, orchestre mythique qu’il a fondé.
Témoin direct de leur ascension, Koffi Olomide a livré un récit précis et vivant de leurs débuts, mettant en lumière leur talent précoce et leur évolution artistique. Ce rappel historique a renforcé l’image d’un mentor lucide, conscient de l’héritage qu’il a contribué à bâtir.
Par cette intervention, Koffi Olomide confirme son statut de figure centrale et fédératrice de la musique africaine. En évitant de trancher entre deux de ses anciens protégés, il réaffirme une posture de patriarche, soucieux de préserver l’unité et l’harmonie dans l’univers de la rumba congolaise.
Dans un contexte où les rivalités artistiques nourrissent régulièrement les débats publics, cette sortie médiatique illustre une stratégie de communication mûrie, où la parole devient outil d’apaisement plutôt que facteur de division.
Une touche musicale pour conclure
Fidèle à son style, le « Quadra Kora Man » a conclu son passage par une note artistique en interprétant son titre romantique « Coucou« , ajoutant une dimension émotionnelle à cette apparition médiatique déjà remarquée.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
