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Kitenge Yezu : un sage aux conseils toujours avisés
Comme cela arrive souvent à plus d’un humain, Kitenge Yezu a été emporté par la mort, aux petites heures de la matinée d’hier lundi 31 mai 2021, sans la moindre annonce. Son séjour dans les couloirs de la mort n’a pris que quelques heures. Ainsi tout le monde est en train de le constater, il a laissé un grand vide autour du Président de la République, dont il était le Haut Représentant.
Durant les dernières années de sa vie, Kitenge Yezu était connu comme un sage pétri d’expérience, pondéré, toujours prêt à donner à quiconque des conseils avisés. Il était ce genre d’homme qu’on ne rencontre pas à chaque coin de rue. Naturellement, son remplacement ne va pas être facile dans le pré-carré de Félix Antoine Tshisekedi.
Dans sa volonté de construire un Congo nouveau, avec le concours de l’ensemble de nos compatriotes, le Chef de l’Etat aura forcément besoin d’un autre Kitenge Yezu. Car, dans le ciel politiquement encore trouble de la République Démocratique du Congo, il est très important, pour lui, d’avoir à ses côtés des hommes qui ne fonctionnent pas sous le coup de l’émotion. Il lui faut des collaborateurs qui savent garder leurs têtes froides et délivrer des conseils qui apaisent les esprits.
Kitenge Yezu, c’était aussi une personnalité dotée d’une capacité extraordinaire de communiquer. Un peu à la manière de Donald Trump, le tout récent président sortant des Etats-Unis d’Amérique, il avait choisi les tweets pour imprimer sa marque indélébile sur les débats politiques.
On rappelle que sa contribution fut déterminante dans le processus de mise sur pied de l’Union Sacrée de la Nation, la plate-forme politique née des cendres de la coalition FCC-CACH, à l’initiative du Président de la République. Même si Union Sacrée de la Nation est une œuvre de Fatshi, celui-ci s’était appuyé sur des hommes de confiance qui avaient reçu mission de déblayer le terrain en faisant la battue des troupes dans tous les bois, et Kitenge Yezu était de ceux-là. Le défunt Haut-Représetant n’hésitait jamais de prendre place sur des chaises même bancales pour écouter ses interlocuteurs et transmettre ses avis et considérations au Chef de l’Etat en vue de l’ultime décision.
Pendant la période préparatoire de la venue au monde de l’USN, le Chef de l’Etat a donc su compter sur des hommes de qualité, dont le premier était sans nul doute Kitenge Yezu.
Que le Très Haut accorde à l’âme de l’illustre disparu le repos éternel.
Kimp/Le Phare
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
