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Kipushi : Né sans anus, le combat urgent du petit Joseph au village Kintu

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Allongé sur un lit de la salle technique, le quotidien de Joseph Ngoie Monga est rythmé par des pleurs incessants. Né le 4 avril 2026, ce nourrisson de cinq jours est atteint d’une imperforation anale, une malformation congénitale rare caractérisée par l’absence de l’orifice anal. Fait particulier, un petit orifice situé au niveau des bourses laisse s’écouler une faible quantité de liquide.

Selon le docteur Héritier Mabende, médecin traitant dans cette structure sanitaire, l’accouchement s’est pourtant déroulé sans incident. Cette pathologie, précise-t-il, est généralement d’origine inconnue. Elle peut être liée à un défaut de développement embryonnaire ou à des facteurs génétiques.

Rencontrés le mercredi 8 avril par CongoProfond.net au centre de santé de référence Grâce Divine, situé au village Kintu dans le territoire de Kipushi (Haut-Katanga), les parents du nourrisson lancent un cri d’alarme aux autorités ainsi qu’aux personnes de bonne volonté afin de sauver la vie de leur enfant.

Un appel urgent à la solidarité pour une intervention vitale

La survie du petit Joseph dépend d’une intervention chirurgicale rapide. Faute de moyens financiers, ses parents sollicitent une aide urgente pour financer cette opération, qui consistera à créer une voie anale permettant l’évacuation normale des selles.

« Depuis cinq jours, l’enfant tète sans faire de selles, ce qui explique ses pleurs et son agitation », confie sa mère, visiblement éprouvée.

D’après les dernières informations médicales, le nouveau-né a déjà subi une perforation abdominale afin de permettre l’évacuation des matières fécales. Une intervention chirurgicale définitive est prévue dans un délai de trois mois, selon les indications de l’équipe soignante. Cependant, le manque de ressources financières demeure un obstacle majeur pour cette famille.

Patient M. MBY / Congoprofond.net

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Concession de l’UNIKAN : La ministre O’Neige Nsele casse la cession à la CNSS et désavoue le gouverneur Kambulu

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Le Gouvernement central s’est officiellement saisi du dossier controversé de la concession de l’Université de Kananga (UNIKAN), après la cession de 8 hectares de terrain à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une décision qui suscite de vives réactions dans la province du Kasaï-Central.

Dans deux correspondances signées le mardi 19 mai 2026, la ministre nationale des Affaires foncières, O’Neige Nsele Mimpa, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « cession illégale » d’une partie de la concession universitaire et a sévèrement recadré le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu.

Selon la ministre, l’acte signé le 4 mai 2026 viole plusieurs dispositions de la législation foncière en vigueur en République démocratique du Congo. Elle reproche également au gouverneur provincial de s’être immiscé dans une procédure de mutation foncière impliquant deux entités autonomes, estimant que cette démarche ne relevait pas de ses compétences légales. « Son acte de cession est illégal », insiste la ministre dans ses correspondances adressées aux autorités concernées.

Face à cette situation, O’Neige Nsele Mimpa annonce avoir instruit les services compétents de son ministère afin de rétablir la concession de l’UNIKAN dans sa configuration initiale. Elle exige également la suspension des agents fonciers impliqués dans ce dossier, en attendant l’aboutissement des enquêtes administratives annoncées.

Cette prise de position du Gouvernement central pourrait relancer le débat sur la gestion du patrimoine foncier public et universitaire dans le Kasaï-Central, où plusieurs voix s’étaient déjà élevées pour dénoncer la réduction progressive des espaces réservés à l’Université de Kananga.

Le dossier reste suivi de près par la communauté universitaire ainsi que par plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament davantage de transparence dans la gestion des concessions publiques.

Mike Tyson Mukendi

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